
Chaque 6 février, le Cameroun se joint au monde pour dire “zéro tolérance” aux mutilations génitales féminines. Cette XIXe édition, présidée par Abena Ondoa née Obama Marie-Thérèse, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, met en lumière les actions déjà menées et les défis à relever pour protéger les filles et les femmes. La XIXe édition de la Journée internationale de tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines (MGF) a été célébrée ce 6 février à la Délégation régionale du Centre.
La cérémonie, présidée par Madame Abena Ondoa née Obama Marie-Thérèse, a rassemblé de nombreux partenaires internationaux à l’instar de l’UNFPA, tous mobilisés aux côtés du Cameroun dans la lutte contre ce fléau. Cette commémoration rappelle l’engagement du pays à protéger les femmes et les filles contre les MGF. Parmi les actions entreprises, la vulgarisation des documents d’information, la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre, et le développement de partenariats diversifiés pour renforcer l’impact des interventions. Malgré ces efforts, des défis subsistent, notamment la persistance des résistances socioculturelles et l’insuffisance des ressources pour mieux mobiliser les communautés. Les mutilations génitales féminines, définies comme toute pratique visant à altérer ou léser les organes génitaux féminins pour des raisons non médicales, touchent près de 200 millions de filles et femmes dans 30 pays d’Afrique selon l’UNICEF.

Le thème de cette année, « Investir sur les filles et les communautés pour un avenir sans mutilations génitales féminines », appelle à une approche durable, centrée sur la protection et l’autonomisation des filles et des femmes, ainsi que sur la promotion de leurs droits. Parmi les avancées majeures, le Cameroun met en avant : L’application des résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies pour intensifier les actions mondiales, l’adoption de la loi n°2016/007 du 12 juillet 2016, qui punit les MGF, la mise en place et le suivi des comités locaux de lutte, et l’accompagnement à la reconversion des exciseuses.
Adoptée le 6 février 2023 lors de la conférence du Comité interafricain (CI-AF) à Addis-Abeba, à l’initiative des premières dames africaines, cette journée demeure un moment clé de sensibilisation et de mobilisation collective pour un monde où chaque fille peut grandir libre et protégée.
Ghislain ler David AME
