
Par Gervais Fredy Memana.
Accueillie avec faste et ferveur populaire, la tournée lancée le 7 février dernier à la chefferie Bikoui par la Fondation Patrice Assiga dans l’arrondissement de Lolodorf marque un tournant décisif. Porté par une vision claire, des actions mesurables et le soutien affirmé des autorités traditionnelles, le projet « Grand Lolodorf » s’impose comme une réponse sérieuse aux maux qui minent la jeunesse. Ici, il ne s’agit plus de discours, mais de résultats.
La Fondation Patrice Assiga (FPA) a officiellement lancé, le 7 février, une vaste tournée de sensibilisation, d’échange et d’écoute qui s’achèvera le 1er mars prochain. Loin d’être à sa première initiative, la fondation confirme un engagement constant sur le terrain, fidèle à sa ligne: agir concrètement pour la jeunesse et le développement local. Dès son arrivée, l’initiative a été accueillie avec faste, joie et une forte mobilisation populaire. Jeunes, notables, leaders communautaires et populations locales ont exprimé leur adhésion à un projet qu’ils jugent réaliste et porteur d’espoir. «Le Grand Lolodorf n’est pas quelque chose d’abstrait. C’est un projet réel, pensé pour protéger la jeunesse et construire l’avenir », a déclaré Patrice Assiga. Active depuis plusieurs années dans des actions sociales, éducatives et citoyennes, la Fondation Patrice Assiga s’inscrit dans une dynamique de continuité. « Nous ne sommes pas là pour une opération de charme. Nous avons déjà agi, et ce que nous lançons aujourd’hui va se poursuivre », a souligné son fondateur. La tournée, entamée ce 7 février a mobilisé près de treize villages. Elle est un cadres d’échange, de sensibilisation et de mobilisation communautaire autour du programme Grand Lolodorf. Au centre des discussions, un constat sans détour: la place excessive de l’alcool et des stupéfiants dans la vie des jeunes de Lolodorf. « L’alcool ne nous avantage pas. À Lolodorf, il prend trop de place et détruit nos villages et nos vies », a dénoncé Patrice Assiga.

Les conséquences sont visibles: des villages qui se vident, une jeunesse désœuvrée, perte des valeurs essentielles. « Ce n’est pas un jour d’accusation. C’est un jour de prise de conscience. L’alcool ne règle aucun problème, il en crée », a-t-il martelé. Le message est direct et assumé. « Quatre bières en une journée, ce n’est pas normal. L’alcool est un voleur: il vole la santé, le temps et les rêves », a déclaré le promoteur le jeune fondateur et humaniste, qualifiant l’abus d’alcool de fléau et de source de dépenses inutiles pour les familles et l’État.

Les autorités traditionnelles disent oui à l’action.
Moment fort de la tournée: la prise de position claire des autorités traditionnelles à la grande chefferie de Mbango-Bitouer dans le groupement Ngoumba-Centre, qui se sont dites prêtes à accompagner et à soutenir le projet. Lassées des initiatives sans lendemain, elles ont exprimé leur volonté de rompre avec les projets utopiques du passé. « Nous avons trop vu de projets venir avec de beaux discours et repartir sans impact. Aujourd’hui, nous voulons des actions concrètes, portées par des visages dynamiques et sérieux », ont déclaré plusieurs chefs traditionnels. Un message revient avec insistance : « Lolodorf, arrondissement de l’Océan, mérite mieux ». Dans cette logique d’action, la Fondation Patrice Assiga a annoncé la poursuite de son appui à l’éducation. « Chaque bachelier recevra 50 000 francs, toutes filières confondues et dans tous les établissements », a annoncé Patrice Assiga. Mais l’ambition centrale reste le lancement officiel du programme Grand Lolodorf, un projet structurant visant la création de 4 300 emplois. « Ce sont des emplois réels. Le développement ne se proclame pas, il se construit », a-t-il précisé.

Le ton reste exigeant. « Pour bâtir le Grand Lolodorf, nous n’avons pas besoin de bras cassés ni de personnes détruites par les excès. Nous avons besoin de jeunes debout, responsables et en bonne santé », a insisté Patrice Assiga. Avec 27 villages ciblés, des milliers de jeunes concernés et une adhésion manifeste des forces vives locales, « le Grand Lolodorf » se positionne comme un projet de rupture. « Si nous sommes là, c’est par amour. Et l’amour ne se raconte pas, il se prouve. Ici, nous avons choisi de prouver », a conclu Patrice Assiga plaçant le cap désormais sur les actes.
