
À la veille de la Fête de la Jeunesse, le Président Paul Biya, dans son traditionnel discours à la Jeunesse dénonce les dérives sociétales et appelle à un rajeunissement du pouvoir, tout en exhortant les parents à reprendre leur rôle éducatif.
Dans un discours solennel prononcé ce soir 10 février au Palais de l’Unité, en prélude à la 60e édition de la Fête de la Jeunesse, Paul Biya a passé en revue les défis de la jeunesse camerounaise.
Avec une fermeté inhabituelle, il a dénoncé les excès et usages abusifs des réseaux sociaux, de l’alcool, de la dépravation des mœurs et des stupéfiants, qui, selon lui, minent le potentiel des jeunes. « Vous avez des droits, mais également des devoirs vis-à-vis de vos parents et de la communauté nationale », a-t-il rappelé, invitant ceux qui se sont égarés dans des voies criminelles et rituelles à se ressaisir. Le Chef de l’État a ensuite dévoilé une feuille de route ambitieuse pour le renouvellement de la classe dirigeante. « La jeunesse assumera des responsabilités accrues dans les sociétés d’État et intégrera la formation du prochain gouvernement », a-t-il annoncé, encourageant une mobilisation massive pour les prochaines élections avec un calendrier réajusté. Cette vision place les jeunes au cœur de la construction nationale, saluant leur audace dans les secteurs public, privé et informel, y compris dans les forces armées.
Enfin, Paul Biya a lancé un appel pressant aux parents: « Je vous appelle à pleinement jouer votre rôle d’éducateurs et de guides ! » L’État, de son côté, s’engage à créer des conditions favorables via des réformes pour un meilleur fonctionnement des institutions et la promotion de l’entrepreneuriat, avec 50 000 emplois via une synergie public-privé. « L’avenir du Cameroun repose sur vous », a conclu le Président, marquant un discours riche en promesses et en mises en garde. Reste à savoir si ces mots résonneront demain, lors des festivités du 11 février.
Gervais Fredy M.
