
À quelques jours de la célébration de la 41e édition de la Journée Internationale des droits des Femmes 2026, le parcours du Pr Marguerite Abia épouse Mveh illustre avec éclat que les femmes, lorsqu’elles conjuguent expertise, vision et courage, transforment les institutions et imposent la reconnaissance de leurs capacités au sommet de l’État. Elle n’est pas seulement une dirigeante: elle est une bâtisseuse de modernité numérique et de souveraineté administrative.
Professeur titulaire en génie informatique et Directrice Générale du Centre National du Développement de l’Informatique (CENADI) depuis 2018, elle a profondément réformé cette institution stratégique pour faire du Cameroun un modèle en matière de gouvernance numérique. Ses décisions courageuses ont rompu avec la routine administrative et osé l’innovation à grande échelle : _Modernisation des infrastructures critiques: installation d’un serveur Z14 massif, équivalent à 40 machines fusionnées, pour centraliser et sécuriser les données nationales, réduisant les risques de cyberattaques et augmentant la puissance de calcul pour les projets d’État.
_Cybersécurité proactive: déploiement de systèmes capables de contrer plus de 10 000 cybermenaces par an, protégeant les informations sensibles de l’État et des citoyens.
_Digitalisation et automatisation des procédures: mise en place des plateformes numériques qui dématérialisent des milliers d’actes administratifs quotidiens, réduisant les délais de traitement de moitié et générant plus de 500 millions FCFA d’économies annuelles pour le Trésor public.
_Intégration de l’intelligence artificielle souveraine: lancement de GOV-AI, la première IA hébergée localement, capable d’automatiser 70 % des tâches routinières et de détecter les fraudes avec une précision de 95 % grâce à l’application nGomna.
_Réformes structurelles courageuses: adoption de feuilles de route pour datacenters Tier III aux énergies vertes, choix ambitieux qui réduit de 30 % les coûts énergétiques et place le Cameroun à la pointe de la durabilité numérique. Ces réformes ne sont pas seulement techniques, elles témoignent de sa capacité à prendre des décisions audacieuses, parfois contre l’inertie bureaucratique, pour inscrire l’État camerounais dans la modernité et la souveraineté numérique. Là où beaucoup hésitent face aux investissements lourds ou aux changements culturels dans l’administration, elle agit avec lucidité et détermination.

Au-delà des chiffres et des infrastructures, le Pr Abia épouse Mveh incarne aussi la valorisation du leadership féminin. Par ses initiatives au sein du CENADI, elle a ouvert des perspectives inédites aux femmes dans les métiers techniques: formation des femmes à la cybersécurité et à l’IA, promotion de plusieurs d’entre elles à des postes de direction technique, et intégration d’une culture organisationnelle où compétence et mérite priment sur le genre. À l’aube de cette Journée Internationale des droits des Femmes 2026, son parcours montre que l’autonomisation des femmes ne se limite pas aux discours: elle se mesure dans la capacité à transformer des institutions, à prendre des décisions courageuses et à produire des résultats concrets. Par son action, le Pr Marguerite Abia épouse Mveh démontre que les femmes ne se contentent pas d’accéder aux sommets de l’État: elles les façonnent, les modernisent et y inscrivent durablement la valeur de leur expertise. Son leadership combine vision stratégique, excellence académique et courage décisionnel faisant d’elle un leader tangible pour toutes les jeunes femmes qui aspirent à combiner compétences ambitions et responsabilité publique. Elle rappelle plus que jamais qu’au sommet de l’État l’excellence féminine n’est optionnelle , elle est indispensable.
GFM
