
En République centrafricaine, la solidarité entre Institutions nationales des droits de l’homme a franchi un nouveau cap. À la faveur d’un atelier stratégique et d’audiences de haut niveau, le Président en exercice du RINADH s’est imposé comme un acteur clé du renforcement institutionnel et du plaidoyer en faveur des droits humains.
En République centrafricaine, la dynamique de coopération entre Institutions nationales des droits de l’homme (INDH) africaines s’est illustrée avec force lors d’un atelier de renforcement des capacités organisé au profit de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Conduisant la délégation des INDH invitées, le Président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun (CDHC), également Président en exercice du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’homme (RINADH), a donné une dimension stratégique à cette mission. À travers un accompagnement technique soutenu, les travaux ont abouti à l’élaboration d’une feuille de route structurée pour l’accréditation de l’INDH centrafricaine, étape décisive vers sa consolidation et sa reconnaissance internationale.

Au-delà de l’appui méthodologique, c’est une vision continentale de la coopération qui s’est exprimée: mutualisation des expertises, partage d’expériences et engagement commun en faveur d’institutions indépendantes et efficaces. Cette synergie illustre le rôle moteur du RINADH dans l’harmonisation des standards et le renforcement des capacités des INDH africaines. La portée de cette mission s’est également mesurée au niveau diplomatique.
Reçu en audience par le Ministre d’État, Ministre de la Justice et de la Promotion des droits humains, puis par la Cheffe de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), le Président du RINADH le Pr Mouangué Kobila James a porté la voix collective des institutions africaines. Seule personnalité étrangère à prendre la parole devant le membre du gouvernement centrafricain, il a souligné l’importance d’un engagement politique constant pour garantir l’effectivité des droits fondamentaux. En s’exprimant également au nom de la délégation auprès de la MINUSCA, il a renforcé la visibilité et la crédibilité des INDH comme partenaires essentiels des États et du système des Nations Unies dans la promotion de l’État de droit. À Bangui, cette séquence institutionnelle aura ainsi confirmé une réalité: la coopération africaine en matière de droits de l’homme n’est plus seulement un principe, mais une force d’action. Et à sa tête, le Président en exercice du RINADH s’affirme comme un catalyseur d’influence, de structuration et d’impact durable pour les institutions du continent.
Gervais F. M
