
Le 28 février, le boulevard du 20 Mai a été transformé en scène de mobilisation citoyenne. À l’appel du Centre AFIRI et du Minproff, des femmes vêtues de rouge ont marché et exprimé leur colère contre la violence fatale qui frappe chaque jour leurs sœurs et filles. Entre effort physique et cri de détresse, la marche a symbolisé l’urgence d’agir face aux féminicides et à l’indifférence des autorités.
Le 28 février, le boulevard du 20 Mai à Yaoundé a vibré au rythme d’une marche sportive inclusive, organisée par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff). Le Centre AFIRI y a pris une part active, transformant cet effort physique en un plaidoyer poignant pour la vie et la sécurité des femmes et des filles, face à la flambée des féminicides et à l’indifférence persistante des autorités judiciaires. Vêtues de rouge, arborant en gros caractères le mot « Urgence », les participantes ont crié leur ras-le-bol. Dans un geste symbolique saisissant, plusieurs se sont assises à même le sol, pancartes en mains, pour exprimer leur douleur et rappeler l’impératif de protéger les femmes tout en condamnant fermement les auteurs de violences. Ce geste, simple mais chargé de signification, a profondément marqué les esprits des hauts cadres administratifs et des responsables d’organisations internationales présents, traduisant l’urgence d’agir et suscitant une prise de conscience immédiate.

Au cœur de cette mobilisation, Yvonne Flore Belema, fondatrice du Centre AFIRI, s’est imposée comme une figure incontournable de la lutte contre les violences basées sur le genre. Par son engagement indéfectible, sa vision et son courage, elle transforme la douleur des victimes en action concrète. « Chaque jour qui passe, au moins une femme ou une fille est tuée. Nous espérons que, cette fois, le gouvernement mesure l’ampleur du danger, car le cœur des femmes saigne », a-t-elle lancé, rappelant avec force que la défense des droits des femmes n’est pas une option mais un impératif moral et social. L’événement a mis en lumière l’impact concret du Centre AFIRI, désormais un acteur central dans la promotion des droits et la sécurité des femmes. Réunis autour de Yvonne Belema, hauts cadres administratifs et responsables d’organisations ont pu constater l’ampleur de son action: hébergement temporaire, soutien psychologique, orientation juridique, programmes d’autonomisation économique… Chaque initiative portée par le centre reflète la détermination d’une femme qui refuse que l’injustice et la violence continuent d’endeuiller les familles camerounaises.

Comme chaque 8 mars, cette marche sert de socle à une mobilisation plus large: dénoncer l’absence d’une loi spécifique contre les féminicides, réclamer l’accélération des procédures judiciaires et obtenir des condamnations exemplaires. La présence du Ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, a confirmé que le message porté par AFIRI et sa fondatrice résonne désormais au plus haut niveau. Le leadership de Yvonne Flore Belema incarne à la fois le courage et l’espoir, rappelant que la protection des femmes et des filles ne peut plus attendre.
Gervais Fredy Memana.
