
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes 2026, l’arrondissement de Biwong-Bulu a été le théâtre d’une initiative à forte portée socioéconomique, portée par les élites locales sous la coordination du Pr. Rémy Magloire Dieudonné Etoua, recteur de Université de Yaoundé I. Au cœur de cette action: le renforcement concret des capacités productives des femmes rurales, véritables piliers de l’économie locale.Un appui structurant à plus de 100 associations féminines.
Au total, 105 associations de femmes issues des bassins d’Enguepanyu et de Biba-Yevol ont bénéficié d’un important appui matériel composé de pagnes commémoratifs du 8 mars, mais surtout d’intrants et d’équipements agricoles: pulvérisateurs, machettes, limes, engrais, fongicides, porte-tout ainsi que des cartons de savon. Au-delà du symbole, cette dotation vise une amélioration tangible de la productivité agricole et des conditions de travail.
Dans un contexte où l’agriculture demeure la principale source de revenus des ménages ruraux, l’accès à des outils adaptés constitue un facteur déterminant pour accroître les rendements, sécuriser les récoltes et renforcer la compétitivité des productrices locale. En inscrivant cette initiative dans la dynamique nationale de promotion du genre impulsée par le président Paul Biya, les élites de Biwong-Bulu traduisent sur le terrain une volonté politique claire: faire de l’autonomisation économique des femmes un levier stratégique de développement territorial. Car l’impact dépasse le simple cadre individuel. Lorsque les femmes disposent de moyens de production renforcés, ce sont les revenus des ménages qui augmentent, la sécurité alimentaire qui s’améliore et les circuits économiques locaux qui se dynamisent. Les activités génératrices de revenus portées par les organisations féminines irriguent l’ensemble du tissu communautaire, favorisant l’emploi informel, le petit commerce et la transformation agricole.

Une reconnaissance du rôle central des femmes rurales.
Cette action constitue également un signal fort de reconnaissance. Les femmes rurales, souvent confrontées à des contraintes d’accès aux financements, aux équipements et aux marchés, voient ainsi leur rôle stratégique dans la transformation socioéconomique locale officiellement valorisé. En consolidant leur résilience économique, Biwong-Bulu pose les bases d’un développement inclusif, fondé sur la participation active des femmes. Plus qu’une opération ponctuelle, cette initiative apparaît comme un investissement social durable, susceptible de générer des effets multiplicateurs sur la croissance locale et la cohésion communautaire.
À Biwong-Bulu, l’autonomisation féminine ne se limite plus au discours: elle s’ancre désormais dans des actions concrètes, capables de transformer durablement le paysage économique rural.
GHIDAM
