
Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille ont signé un accord de partenariat à Yaoundé visant à promouvoir la protection des femmes et des personnes vulnérables dans les universités. Cette initiative prévoit notamment la mise en place de cellules d’écoute, le développement de recherches scientifiques et l’intégration de contenus pédagogiques dédiés à la prévention des violences.
Une cérémonie de signature d’un accord de partenariat entre le Ministère de l’Enseignement Supérieur (Minesup) et le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) s’est tenue au Centre national de supervision du numérique universitaire, à Melen, à Yaoundé ce 6 mars. Le document a été signé par le Pr Jacques Fame Ndongo, Chancelier des Ordres académiques et ministre de l’Enseignement supérieur, et la Pr Marie Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille. La rencontre a également réuni la représentante de la Première Dame, Mme Chantal Biya, des recteurs et vice-chancellors d’universités, ainsi que des membres du Cercle des amis du Cameroun (CERAC).
À travers cet accord, les deux départements ministériels entendent encourager les institutions universitaires à mettre en place des cellules d’écoute destinées à accompagner les victimes de violences. Le partenariat prévoit aussi la promotion de programmes de recherche scientifique sur les questions de genre et l’intégration, dans les curricula pédagogiques, de contenus favorisant la protection des femmes et des personnes vulnérables, dans une perspective d’éducation inclusive. Pour les victimes de violences, cette initiative pourrait constituer un tournant important. Les cellules d’écoute et l’accompagnement psychologique devraient leur offrir un espace sécurisé pour s’exprimer et bénéficier d’un soutien adapté. Par ailleurs, les recherches scientifiques envisagées permettront d’orienter les politiques et pratiques universitaires afin de mieux répondre aux réalités vécues par ces victimes. En sensibilisant l’ensemble de la communauté universitaire à la prévention et à la lutte contre les violences, ce partenariat ambitionne de contribuer à la création d’un environnement académique plus sûr, inclusif et respectueux. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de placer la femme au cœur des priorités du développement universitaire au Cameroun.
Marie Chantal Ngono
