
À l’occasion de la célébration différée de l’anniversaire du président de la FECAFOOT, Samuel Eto’o, l’ »Amicale Eto’o Peut » a organisé à Yaoundé une conférence de presse riche en échanges et en propositions. Entre bilan, témoignages et perspectives, les membres ont réaffirmé leur engagement en faveur d’un football camerounais mieux structuré, plus professionnel et durable.
Dans une atmosphère mêlant solennité et ferveur, l’ »Amicale Eto’o Peut » a tenu une conférence de presse marquante, initialement prévue le 10 mars mais reportée à la demande du principal concerné, Samuel Eto’o. L’événement, organisé dans le cadre de la célébration de l’anniversaire du président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), s’est transformé en une véritable tribune de réflexion sur l’avenir du football national. Sous la coordination de Vincent Ayina, cette rencontre a permis de dresser un état des lieux du second mandat de Samuel Eto’o à la tête de l’instance faîtière du football camerounais.

Forte de cinq années d’existence et officiellement reconnue par les autorités administratives du Mfoundi, l’ »Amicale Eto’o Peut » revendique désormais un rôle de partenaire stratégique, se démarquant ainsi de l’image classique de simple cercle de soutien.
L’un des temps forts de la rencontre a été l’intervention du coach Casimir Mangué, éducateur et consultant sportif, qui a livré une analyse lucide des défis structurels du football camerounais. Insistant sur l’urgence de consolider les acquis, il a articulé son propos autour de trois piliers essentiels: la restructuration, l’organisation et la planification. « Le football camerounais ne peut évoluer sans une meilleure coordination des acteurs, chacun devant jouer pleinement son rôle », a-t-il martelé. Abordant la question sensible du financement, le technicien a rappelé que la FECAFOOT privilégie désormais des projets structurés et viables, excluant de facto les initiatives jugées approximatives. Il a également dénoncé la participation d’équipes insuffisamment encadrées à des compétitions reconnues, appelant à un encadrement plus rigoureux, tant sur le plan technique que disciplinaire, ainsi qu’au respect strict des normes de présentation des encadreurs sur les aires de jeux. Les membres de l’Amicale ont, pour leur part, salué les réformes engagées par Samuel Eto’o lors de son premier mandat, notamment celles visant à assainir les mécanismes internes de gestion du football camerounais.

Dans une dynamique prospective, ils ont formulé plusieurs recommandations, parmi lesquelles la réorganisation du football jeune et amateur, ainsi que la suppression de certaines pratiques administratives jugées incompatibles avec les exigences du professionnalisme notamment la tolérance administrative. La cérémonie a également été ponctuée de moments de reconnaissance, avec la remise de distinctions honorifiques à plusieurs membres engagés. Anne Ngo Nkot, chargée de mission à la présidence de l’Amicale, n’a pas caché son émotion: « Lorsqu’on travaille, on ne sait pas toujours si l’on est vu. Cette reconnaissance nous encourage à redoubler d’efforts », a-t-elle confié, exprimant sa gratitude à la présidente de l’Amicale, Ngo Ngot Deborah. Au-delà du caractère festif marqué par la coupure du gâteau, cette rencontre s’est imposée comme un espace d’expression et de projection, où s’est réaffirmée la volonté de l’ »Amicale Eto’o Peut » (AEP) d’accompagner activement la vision de modernisation et de professionnalisation du football camerounais. Un engagement qui, à en croire ses membres, s’inscrit dans la durée et dans une logique de transformation profonde du paysage sportif national.
Gervais Fredy M
