Une coupure inattendue survenue lors de la diffusion du discours du Pape le 15 avril au Palais de l’Unité alimente une vive controverse entre la CRTV et la CAMTEL, chacune rejetant la responsabilité de l’incident technique.
Par Gervais Fredy M.

Le 15 avril dernier, au Palais de l’Unité, la retransmission télévisée du discours du Pape a été brusquement interrompue sur la chaîne nationale, la Cameroon Radio Television (CRTV), pendant une dizaine de minutes, alors même que le souverain pontife venait d’achever son propos. Cet incident, largement commenté, a suscité incompréhension et frustration chez de nombreux téléspectateurs.
Dans un communiqué publié le soir même, le Directeur général de la CRTV, Charles Ndongo, a attribué cette interruption à une indisponibilité de la fibre optique couplée à une instabilité du réseau internet. La chaîne publique a, par la même occasion, présenté ses excuses à ses partenaires et à son public.

Mais cette version est catégoriquement rejetée par la Cameroon Telecommunications (CAMTEL), principal opérateur en charge de la gestion de la fibre optique et des infrastructures internet au Cameroun. Sa Directrice générale, Judith Yah Sunday épouse Achidi, affirme qu’aucune défaillance technique n’a été enregistrée sur ses installations au moment des faits. Selon la CAMTEL, l’origine de la panne serait plutôt à rechercher dans les choix technologiques opérés par la CRTV. L’entreprise indique que la chaîne nationale n’aurait pas utilisé son réseau comme source principale de diffusion, suggérant ainsi une responsabilité interne à la CRTV.
Tout en déplorant ce qu’elle qualifie d’accusations « publiques et hâtives », la CAMTEL réaffirme la fiabilité de ses infrastructures et sa capacité à garantir un service de qualité. Elle rappelle également que, dans le domaine des télécommunications, les incidents techniques sont traçables et peuvent faire l’objet d’audits précis. Cet échange d’accusations laisse planer le doute sur les véritables causes de l’incident. Du côté des téléspectateurs, l’incompréhension demeure, certains appelant à des clarifications et à des sanctions, afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

Reste désormais à déterminer laquelle des deux structures porte la responsabilité de cette défaillance technique, dans un contexte où la transparence et la fiabilité des services publics sont plus que jamais attendues.
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