Le 18 septembre 2025, le tribunal de Douala-Bonanjo a ouvert un procès crucial opposant le syndicat Syntic à Orange Cameroun. En jeu : plus de 3 milliards de FCFA que l’opérateur aurait omis de verser à 157 anciens employés au titre des primes d’ancienneté entre 2010 et 2019.
Au-delà du montant réclamé, l’enjeu est historique. Si les plaignants obtiennent gain de cause, le verdict pourrait créer un précédent majeur pour le droit du travail au Cameroun, renforçant la capacité des salariés à faire valoir leurs droits face aux grandes entreprises, y compris les multinationales.
Une victoire du Syntic remettrait en cause certaines pratiques patronales jusque-là tolérées, et ouvrirait la voie à d’autres actions similaires dans le secteur privé. Cela enverrait également un signal fort : les clauses des conventions collectives doivent être pleinement respectées, et les syndicats peuvent obtenir justice.
Dans un contexte où Orange fait déjà face à de lourdes sanctions réglementaires, ce procès pourrait bien redéfinir l’équilibre des forces entre employeurs et salariés dans le pays.
La Rédaction IMPACT ECHOS
