Dans un contexte de guerre asymétrique, de refondation nationale et de souveraineté assumée, aucune sphère ne peut rester en marge de l’effort collectif. La révolution ne se proclame pas: elle se démontre, partout et par tous.
Monsieur le Président Ibrahim Traoré, « La révolution doit être globale, cohérente et exemplaire. »
Alors que le pays traverse une situation sécuritaire critique, nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) livrent, chaque jour, un combat acharné au prix du sacrifice suprême pour préserver l’intégrité territoriale et la dignité nationale, il est inadmissible que certains acteurs du sport national, notamment du football, affichent légèreté, indiscipline et manque d’engagement.
Pendant que le peuple burkinabè résiste, souffre et tient debout, le sport et singulièrement le football, vitrine de la nation doit être un espace de discipline, de patriotisme, d’exemplarité et d’honneur national, et non un refuge de privilèges déconnectés de la réalité du pays.
L’exemple du Gabon est éclairant. La dynamique de refondation engagée montre qu’aucun secteur politique, institutionnel, culturel ou sportif ne doit échapper à des décisions fortes, courageuses et assumées. La transformation d’un État passe aussi par la remise à niveau de ses symboles.
Nos joueurs doivent faire sur le terrain ce que nos soldats font au front : se battre jusqu’au bout pour le drapeau, avec abnégation, fierté et sens du devoir. Lorsqu’une équipe nationale ne reflète plus l’esprit de sacrifice, de discipline et de patriotisme du peuple, il devient légitime de dissoudre, réorganiser et reconstruire.
La révolution burkinabè exige une cohérence totale: chaque domaine doit contribuer, sans exception, à la souveraineté, à la dignité et à la renaissance du Burkina Faso, à l’image des choix courageux observés ailleurs, notamment au Gabon.
Gervais Fredy Memana.
