Trois matchs, trois défaites. La participation des Panthères du Gabon à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc s’est soldée par un échec retentissant, déclenchant une série de décisions fortes au sommet du football national. Entre contre-performances sportives, sanctions administratives et remise en cause du leadership, le football gabonais est désormais face à son destin.
Rien ne va plus pour les Panthères du Gabon. Engagée à la CAN 2025 au Maroc, la sélection nationale a enchaîné des prestations jugées insuffisantes, concluant la phase de groupes avec un bilan alarmant : trois matchs joués, trois défaites.
Dès leur entrée en lice, le 24 décembre 2025, les Panthères s’inclinent face au Cameroun (0-1). Malgré une organisation correcte et plusieurs phases de domination, le Gabon manque d’efficacité et cède face à plus de réalisme camerounais. Le 28 décembre 2025, la situation se complique davantage avec une nouvelle défaite contre le Mozambique (2-3). Un match pourtant à la portée des Gabonais, mais marqué par des errements défensifs et une incapacité à conserver l’avantage au score.
La dernière rencontre, disputée le 31 décembre 2025 contre la Côte d’Ivoire, résume à elle seule le malaise. Maîtres du jeu par moments, les Panthères laissent filer une rencontre qu’elles semblaient contrôler et s’inclinent une nouvelle fois (2-3), malgré une domination technique et tactique par séquences.
Ces revers successifs ont provoqué une réaction ferme de l’autorité administrative. Le staff technique a été dissous, l’équipe nationale suspendue temporairement, et plusieurs cadres ont été mis à l’écart, dont Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga, figures emblématiques aujourd’hui au cœur du débat sur la responsabilité collective. Au-delà des sanctions, c’est un appel pressant à la prise de responsabilité de la Fédération Gabonaise de Football qui s’élève. Beaucoup plaident pour une refondation profonde, inspirée d’exemples africains de reconstruction réussie, notamment celui du Cameroun, afin de redonner au Gabon toute sa dignité footballistique.
À l’horizon, la CAN 2025 restera comme un signal d’alarme. Plus qu’un échec sportif, elle pose la question de la gouvernance, de la vision et de l’avenir du football gabonais. Le temps des décisions fortes est désormais là.
Gervais Fredy M, le Gabonais dans l’âme.
