À l’occasion de l’avenue du Pape Léon XIV au Cameroun, l’Abbé Jean Pierre Tsoungui Atangana, curé de la paroisse Marie Reine des Apôtres d’Edom, voit dans cette visite bien plus qu’un événement religieux: une grâce divine, un message d’espérance et une opportunité historique de réconciliation et de développement pour toute la nation.
Par Gervais Fredy M.

La venue du Saint-Père au Cameroun suscite ferveur et attentes au sein des communautés chrétiennes et au-delà. Pour l’Abbé Jean Pierre Tsoungui Atangana, cette visite s’inscrit comme un moment exceptionnel, porteur de sens et de transformation. « C’est une grâce, une opportunité, une main tendue auprès de Dieu », affirme-t-il. À ses yeux, cet événement traduit l’amour profond de Dieu pour son peuple et rappelle la place singulière du Cameroun, déjà marqué par plusieurs visites apostoliques papales. Une distinction qui, selon lui, consacre le pays comme une véritable terre de bénédictions.
Mais au-delà de la symbolique, la question essentielle demeure: comment tirer pleinement profit de cette visite ? Pour le prélat, l’enjeu est clair. Il s’agit d’un moment privilégié pour renforcer l’unité nationale, consolider la paix et promouvoir le vivre-ensemble. « Ce n’est pas seulement une opportunité pour l’Église, mais pour toute la société et le pays », insiste-t-il. Dans un contexte marqué par des tensions sociales et des crises persistantes, notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’avenue du Vicaire du Christ apparaît comme un véritable baume pour les cœurs meurtris.
« Il apporte une parole qui relève, qui console et qui redonne espoir à ceux qui se sentent abandonnés », souligne l’abbé. Ce message dépasse le simple cadre des mots. Il s’agit également, selon lui, de la manifestation de la puissance de l’Esprit Saint, capable de transformer les cœurs et de restaurer durablement la paix. L’homme d’Église lance ainsi un appel fort à tous les Camerounais: se reconnaître pleinement comme fils et filles d’une même nation, favoriser la libre circulation, encourager la réouverture des écoles et œuvrer pour le retour de la sécurité. Il plaide pour une véritable recréation des conditions de vie sereine, dans l’harmonie et la concorde.

Dans un climat post-électoral souvent chargé, il invite également à la maturité collective: « Il n’existe aucun pays où les élections se déroulent sans tensions. L’essentiel est de savoir se pardonner, faire preuve de résilience et se reconstruire. » Au-delà des autorités étatiques, l’abbé rappelle que chaque citoyen détient une part de responsabilité dans la construction nationale. Prenant en exemple des nations comme la Chine et le Japon, il appelle à délaisser les querelles pour privilégier l’action et le développement. Son message est clair: plutôt que de fuir, il faut revenir, s’engager et bâtir ensemble. La visite papale doit ainsi devenir un tournant pour la génération actuelle et celles à venir.
Au sein de la paroisse Marie Reine des Apôtres d’Edom, la mobilisation est déjà perceptible. Prières, sensibilisation et préparation spirituelle rythment la vie des fidèles, prêts à accueillir les grâces annoncées.
En définitive, cette visite s’annonce comme un moment charnière pour le Cameroun. Un rendez-vous avec l’histoire, mais surtout avec l’espérance. Car, comme le rappelle l’Abbé Jean Pierre Tsoungui Atangana, le Saint-Père vient avec un message universel: celui de la joie, de l’épanouissement et du bonheur partagé.
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