À l’occasion de la première édition du Forum de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), organisée à Tunis en marge du Salon international de l’industrie alimentaire IFSA Africa 2026, le président de la CAPEF, Martin Paul Mindjos Momeny, a porté la voix du Cameroun. Son intervention a permis de mettre en lumière les avancées du pays dans la mise en œuvre de cet accord continental ainsi que les perspectives qu’il offre aux acteurs des secteurs agricole, pastoral, halieutique et forestier.
Par Céline Claire Ngono

En marge du Salon international de l’industrie alimentaire IFSA Africa 2026, tenu à Tunis, la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Élevage et des Forêts du Cameroun (CAPEF) a pris part à la première édition du Forum de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis.Représentant le Cameroun à cette rencontre de haut niveau, le président de la CAPEF, Martin Paul Mindjos Momeny, a participé aux échanges aux côtés de responsables gouvernementaux, de dirigeants de chambres consulaires africaines, d’investisseurs et d’opérateurs économiques venus de plusieurs pays du continent. Au cours des travaux, il a présenté une communication intitulée « Impact de la ZLECAf dans la promotion des échanges commerciaux intra-africains : le cas du Cameroun ». Cette intervention a permis de souligner les progrès enregistrés par le pays dans l’application de l’accord continental et de mettre en exergue les nombreuses opportunités qu’il offre aux producteurs, éleveurs, pêcheurs, transformateurs et entreprises forestières camerounaises.Avec un marché estimé à plus de 1,4 milliard de consommateurs, la ZLECAf constitue un levier majeur pour l’intégration économique africaine.
Grâce à la réduction progressive des barrières commerciales et des droits de douane sur les produits répondant aux règles d’origine définies, l’accord favorise une meilleure circulation des biens et services à travers le continent et renforce la compétitivité des économies africaines. Pour les membres et ressortissants de la CAPEF, les perspectives sont particulièrement prometteuses. Elles concernent notamment l’accès élargi aux marchés africains, le développement des exportations agricoles, halieutiques, pastorales et forestières, la promotion de la transformation locale, la création de partenariats commerciaux et industriels, ainsi qu’une attractivité accrue pour les investissements. Ces opportunités devraient également contribuer à améliorer la compétitivité des entreprises camerounaises sur le marché continental.

Au-delà des travaux du forum, la participation de la délégation camerounaise a été marquée par plusieurs rencontres d’affaires avec des acteurs économiques africains. Le président de la CAPEF a également visité différents stands d’exposition consacrés au machinisme agricole, aux technologies de transformation et aux innovations destinées à accroître la productivité des filières agricoles et agroalimentaires. Par sa présence à Tunis, la CAPEF réaffirme sa volonté d’accompagner les producteurs et entrepreneurs camerounais dans la conquête du marché africain. L’institution entend ainsi contribuer activement à la construction d’une intégration économique continentale génératrice de valeur ajoutée, d’emplois et d’une prospérité partagée pour les populations africaines.
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