À 23 ans, Marie Thérèse Flora veut faire de sa candidature à Miss Unité Africaine bien plus qu’une compétition de beauté. Porte-étendard du Cameroun, la jeune diplômée en banque et finance entend mettre sa voix au service de la jeunesse, des femmes et des familles, avec un engagement assumé contre l’immigration clandestine, les violences, le cancer et les situations qui brisent les trajectoires de vie.
Par Gervais Fredy M

Le Cameroun sera représenté par une jeune femme qui entend associer élégance, identité et engagement. Âgée de 23 ans, mesurant 1,70 m et titulaire d’une licence en banque et finance, Marie Thérèse Flora porte les couleurs du 237 à la première édition de Miss Unité Africaine, une initiative de l’association socioculturelle Lune d’Afrique. Fière de sa nationalité camerounaise et de ses origines, la candidate revendique une identité qu’elle souhaite valoriser avec authenticité. Mais derrière le symbole et la représentation se dessine surtout une ambition: utiliser cette plateforme pour donner davantage de visibilité aux réalités qui touchent les femmes et les jeunes Africains. Son message se veut simple et concret: être à l’écoute, accompagner et agir.
Pour Marie Thérèse Flora, la jeunesse africaine doit pouvoir envisager son avenir autrement que par le départ à tout prix. La lutte contre l’immigration clandestine figure ainsi parmi les principaux combats qu’elle souhaite porter sans répit. Son approche repose sur la nécessité de proposer des alternatives et de créer des perspectives. Informer, écouter les jeunes, les accompagner et les orienter vers des opportunités constituent, à ses yeux, autant de moyens de contribuer à la préservation des vies et des talents africains. La question de l’« exode des têtes et des forces africaines » s’inscrit dans cette vision. La candidate estime que la valorisation du potentiel humain du continent doit devenir une responsabilité collective, avec des ouvertures concrètes permettant aux jeunes de construire leur avenir.

La candidature de Marie Thérèse Flora accorde également une place importante aux réalités vécues par les femmes. Parmi elles, le phénomène des mères célibataires, qui peut fragiliser les parcours personnels, scolaires et professionnels. Pour la candidate, derrière chaque situation se trouve une femme, une histoire et parfois un rêve interrompu. L’enjeu est donc aussi de favoriser l’écoute, l’accompagnement et la reconstruction afin que la maternité ne signifie pas nécessairement renoncement aux ambitions. Les grossesses précoces constituent également un sujet de préoccupation. Elles peuvent bouleverser les parcours de jeunes filles et réduire certaines opportunités. La sensibilisation, la prévention et l’accompagnement apparaissent dès lors comme des leviers essentiels pour préserver leur avenir.
Autre axe majeur défendu par la candidature Lune d’Afrique antenne du Cameroun, la lutte contre le cancer qui occupe une place importante dans cette démarche. À travers son engagement, Marie Thérèse Flora souhaite contribuer à maintenir cette cause dans l’espace public, en encourageant notamment la sensibilisation, le dépistage et la mobilisation autour de la maladie. Pour les candidats à cette aventure, il ne s’agit pas seulement d’occuper une scène: il s’agit aussi d’être disponibles pour écouter les préoccupations, relayer les messages de prévention et accompagner les personnes confrontées à des situations difficiles. Cette dimension sociale donne à la compétition une portée qui dépasse le seul cadre du concours.
La lutte contre toutes les formes de violences constitue également un pilier de la mission défendue par Lune d’Afrique. Face à ce phénomène, Marie Thérèse Flora appelle à une prise de conscience renouvelée. Son ambition est de contribuer à une dynamique dans laquelle les candidats deviennent des relais de sensibilisation, capables d’écouter les victimes, d’orienter et de soutenir les initiatives destinées à prévenir les violences. Être candidate, c’est donc aussi être une présence: écouter sans juger, accompagner sans abandonner et contribuer à faire connaître les solutions existantes.

Association socioculturelle, Lune d’Afrique œuvre notamment pour l’autonomisation de la femme, la lutte contre le cancer et la lutte contre toutes les formes de violences. La première édition de Miss Unité Africaine s’inscrit dans cette dynamique. Elle intervient dans le contexte de la troisième édition du Festival Africa Tresses Fashion (ATF), annoncée en France du 10 au 18 septembre 2026. La compétition de Miss Unité Africaine est, quant à elle, prévue le 17 octobre 2026 à Auxerre. Pour la présidente de l’antenne camerounaise de Lune d’Afrique, soutenir la candidature de Marie Thérèse Flora revient à rejoindre ces différents combats. C’est, selon elle, une manière de dépasser les frontières, de resserrer les rangs autour de l’unité africaine et de donner davantage de visibilité aux actions en faveur des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables.
Par cette candidature, Marie Thérèse Flora entend ainsi transformer une compétition en espace d’expression et d’engagement. Jeunesse, immigration clandestine, autonomisation des femmes, cancer, violences, grossesses précoces et accompagnement des mères célibataires composent les principaux axes d’une vision qui place l’humain au centre. Le 17 octobre 2026 à Auxerre, la candidate camerounaise ne portera donc pas seulement une écharpe. Elle entend porter un message: celui d’une jeunesse africaine qui mérite d’être écoutée, accompagnée et soutenue, et d’une Afrique qui veut faire de ses défis des occasions d’action collective.
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