Le message vocal du lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait, devenu viral le 17 octobre 2026, soulève des préoccupations relatives à sa sécurité et à son intégrité physique. Face aux craintes exprimées par l’officier, la Commission des droits de l’homme du Cameroun (CDHC) est interpellée sur son rôle dans la prévention des atteintes aux droits fondamentaux et la protection de toute personne exposée à des risques.
Par Gervais Fredy M

En affirmant craindre pour sa vie tout en exprimant sa volonté de témoigner devant le tribunal militaire dans le cadre de l’affaire Martinez Zogo, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga pose une question essentielle: quelles garanties pour protéger la vie, la sécurité et l’intégrité physique des personnes susceptibles de contribuer à la manifestation de la vérité ?Cette préoccupation rejoint les exigences défendues en 2023 par le professeur James Mouangue Kobila, président de la CDHC, qui avait appelé à rechercher les commanditaires et les complices de l’assassinat du journaliste. Dans cette perspective, la protection des personnes et le respect de leurs droits fondamentaux constituent des enjeux majeurs.
Investie d’une mission de promotion et de protection des droits de l’homme, la CDHC pourrait examiner les risques allégués par l’officier, interpeller les autorités compétentes et recommander les mesures de protection appropriées, dans le respect de ses attributions et de l’indépendance de la justice. L’enjeu est de protéger la vie et l’intégrité humaine, prévenir toute atteinte aux droits fondamentaux et garantir que la recherche de la vérité s’effectue dans le respect de la légalité. Sans préjuger de la véracité des faits dénoncés, les craintes exprimées par l’officier appellent un examen sérieux, impartial et diligent.
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