À Ébolowa, les 8 et 9 octobre 2026, la Cellule Technique Nationale de la Couverture Santé Universelle (CTN-CSU) a engagé un coaching intensif des districts de Meyomessala, Zoétélé, Lolodorf et Niété. Objectif: corriger les insuffisances relevées, renforcer la coordination entre les acteurs sanitaires et améliorer concrètement l’accès des populations aux soins.
Par Ghislain ler David

Améliorer les performances sanitaires pour rendre la Couverture Santé Universelle (CSU) plus accessible aux populations: tel est l’enjeu de la réunion trimestrielle de coordination organisée à Ébolowa par la CTN-CSU. Cette rencontre fait suite aux résultats jugés insuffisants enregistrés par quatre districts lors de l’évaluation de l’achat de performances du deuxième trimestre 2026. Pendant deux jours, les travaux ont permis d’examiner les difficultés qui freinent la mise en œuvre du dispositif dans ces formations sanitaires. La faible dynamique d’enrôlement communautaire, les insuffisances dans la qualité des données et le manque de synergie entre les équipes-cadres des districts et les hôpitaux ont notamment été identifiés. Autant de facteurs susceptibles de limiter l’accès effectif des bénéficiaires aux services de santé. Au-delà du diagnostic, cette rencontre a surtout ouvert la voie à des solutions opérationnelles.
La CTN-CSU et l’Unité technique régionale (UTR) du Sud ont insisté sur la nécessité d’une responsabilité partagée entre les différents intervenants. La collaboration entre les districts et les hôpitaux apparaît ainsi comme un levier essentiel pour améliorer la prise en charge des patients, optimiser le suivi des bénéficiaires et renforcer l’efficacité du dispositif.La mobilisation communautaire constitue également un axe majeur de cette démarche. La participation des représentants des mouvements religieux vise à consolider la sensibilisation des populations et à lever certaines barrières culturelles susceptibles de freiner l’adhésion à la CSU. Une approche de proximité qui pourrait favoriser l’enrôlement et permettre à davantage de ménages de bénéficier des services de santé prévus.
Les perspectives sont désormais orientées vers des résultats mesurables au troisième trimestre 2026. Les quatre districts concernés doivent restituer les conclusions des travaux dans un délai de 72 heures, tandis que l’UTR assurera un coaching hebdomadaire de proximité. Des supervisions conjointes du Fonds régional et de l’UTR sont également prévues dans les formations sanitaires les moins performantes. Pour Meyomessala, Zoétélé, Lolodorf et Niété, l’enjeu est de traduire rapidement ces engagements en améliorations concrètes. La réussite de cette démarche se mesurera à la progression de l’enrôlement, à la fiabilité des données sanitaires, à la qualité de la coordination et, surtout, à la capacité du système à rapprocher durablement les soins des populations. C’est à cette condition que le troisième trimestre pourra marquer un véritable tournant dans la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle dans la région du Sud.
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