Réunies du 21 au 25 septembre 2026 en marge de la 34ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, des femmes défenseures issues de 12 pays ont renforcé leurs capacités de plaidoyer et leurs mécanismes de protection. À cette rencontre internationale, le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) a porté la voix des femmes et des communautés rurales du Cameroun, rappelant l’urgence de protéger celles et ceux qui défendent les droits fondamentaux.
Par Gervais Fredy M

La défense des droits humains ne saurait être durable sans la sécurité de celles et ceux qui la portent au quotidien. C’est l’un des messages essentiels de la semaine de plaidoyer organisée à Genève, en Suisse, où des femmes défenseures des droits humains venues d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et du Moyen-Orient se sont mobilisées pour renforcer leur action face aux violations des libertés fondamentales. Au cours de ces cinq jours, les participantes ont bénéficié de formations sur les mécanismes d’alerte, de recours et de protection des Nations Unies. Les échanges ont également mis l’accent sur leur sécurité physique et psychologique, dans un contexte où les menaces et les pressions peuvent fragiliser leur engagement. Protéger ces actrices revient ainsi à préserver les voix qui dénoncent les injustices et défendent les droits des communautés vulnérables.
La participation du RADD à cette rencontre traduit sa volonté de faire entendre les préoccupations des femmes et des communautés rurales camerounaises au-delà des frontières nationales. Elle contribue également à renforcer les solidarités internationales et à consolider les moyens d’action des défenseures face aux atteintes à leurs droits, à leurs terres et à leur dignité. Au-delà des formations et des échanges, cette mobilisation rappelle une exigence fondamentale: nul ne devrait être exposé aux menaces pour avoir défendu les droits d’autrui. La protection des défenseurs des droits humains constitue une responsabilité collective et une condition essentielle à la promotion de la justice, de la dignité humaine et des libertés fondamentales.
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