Réunis le 6 octobre 2026 au Centre de promotion de la femme et de la famille (CPFF) de Yaoundé VI, plus de 35 participants issus de la société civile et des institutions partenaires ont pris part à un atelier de plaidoyer consacré à l’institutionnalisation des quotas en faveur d’une représentation plus équilibrée des femmes dans les espaces civiques et politiques.
Ghislain ler David

Présidés par la représentante de Madame le Ministre, en la personne du Directeur de la Promotion sociale de la femme, les travaux ont constitué un cadre de réflexion et de concertation autour de l’avant-projet de loi sur l’institutionnalisation des quotas. Les participants ont suivi plusieurs communications animées par des experts des questions de genre. Au total, cinq exposés ont permis d’aborder les principaux enjeux liés à la participation des femmes à la vie publique. La problématique de leur présence dans les espaces civiques et politiques, l’analyse genre du Code électoral, le contenu du draft de projet de loi sur les quotas ainsi que les méthodes d’élaboration d’un plaidoyer solide figuraient notamment au cœur des échanges. L’objectif est de dépasser l’égalité de principe pour favoriser une participation effective des femmes aux processus de décision.
Les quotas sont ainsi envisagés comme un mécanisme susceptible de corriger les déséquilibres persistants et de renforcer la présence féminine dans les institutions politiques, les collectivités territoriales, les processus électoraux et les différents espaces de gouvernance.

Les échanges entre experts et participants ont permis d’enrichir les réflexions et de faire émerger plusieurs points d’attention susceptibles d’améliorer l’avant-projet de loi. Les discussions ont notamment mis en évidence la nécessité de tenir compte des réalités du contexte camerounais et de proposer un dispositif juridiquement cohérent, applicable et suffisamment inclusif. La démarche repose sur une mobilisation concertée des différents acteurs concernés, notamment les institutions publiques, les organisations de la société civile et les partenaires engagés dans la promotion des droits des femmes. L’enjeu est de construire un plaidoyer solide et fédérateur capable d’accompagner le processus d’adoption du futur cadre législatif.
Au-delà de la question des chiffres, l’atelier entend ainsi contribuer à renforcer la participation des femmes à la prise de décision et à promouvoir une gouvernance davantage représentative. L’institutionnalisation des quotas apparaît dès lors comme une piste visant à franchir une nouvelle étape vers un meilleur équilibre entre les femmes et les hommes dans les espaces civiques et politiques au Cameroun.
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