Retirer les médicaments illicites du circuit, protéger les patients et démanteler les réseaux clandestins: le Littoral durcit la lutte. À Douala, la destruction par incinération des produits pharmaceutiques saisis, organisée à l’occasion de la clôture de la Journée africaine de lutte contre la vente illicite des médicaments, donne une traduction concrète à cet engagement.
Par Ghislain ler David

Le délégué régional de la Santé publique du Littoral, Charge Yopndoï, entend poursuivre le combat et intensifier les actions contre les circuits de distribution illégaux. Après la saisie, la destruction : une étape décisive pour empêcher la remise en circulation de produits dangereux. Mais l’enjeu va au-delà de l’élimination des stocks saisis. Il s’agit aussi de sensibiliser les populations aux conséquences d’un marché qui expose les patients à des risques parfois mortels.Un faux médicament peut soigner en apparence, aggraver une maladie en réalité.
Dosage incorrect, absence de principe actif ou substances toxiques: ces produits peuvent provoquer des intoxications, des atteintes rénales et hépatiques, des échecs thérapeutiques et favoriser la résistance aux antibiotiques. À cela s’ajoutent les dangers d’une mauvaise conservation. La chaleur, l’humidité et l’exposition au soleil peuvent altérer la qualité et l’efficacité des médicaments, compromettant ainsi la sécurité des patients. Face à cette menace, Charge Yopndoï affiche sa détermination à maintenir la pression sur les réseaux clandestins. La poursuite des saisies, le démantèlement des circuits illicites et le renforcement des contrôles constituent des leviers essentiels pour assainir le marché pharmaceutique. Cette mobilisation appelle également à la vigilance des consommateurs, invités à privilégier les pharmacies agréées et à éviter les achats auprès de vendeurs non autorisés.
À Douala, le message est clair: la lutte continue. De la saisie à l’incinération, chaque action vise à empêcher que des produits dangereux ne mettent davantage de vies en péril. Car derrière le commerce illicite des médicaments se joue une question fondamentale: la protection de la vie humaine et le droit de chaque patient à des soins sûrs et efficaces.
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