À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des personnes âgées, la maire de Nkolmetet a placé la dignité, la santé et l’inclusion sociale des aînés au cœur de l’action communale menée ce 12 octobre. Entre dons matériels, accompagnement sanitaire et activités récréatives, cette initiative entend rompre l’isolement des personnes du troisième âge et renforcer la solidarité communautaire.
Par Gervais Fredy M

À Nkolmetet, les personnes âgées ont été au centre de toutes les attentions. Souvent confrontées à la marginalisation, à l’abandon et parfois à des accusations stigmatisantes, elles ont bénéficié d’un moment de reconnaissance et de partage à l’initiative de Joséphine Solange Anaba Mbarga, maire de la commune. À travers cette célébration, l’exécutif communal a voulu rappeler que les aînés demeurent des acteurs essentiels de la vie familiale et communautaire, dont la dignité et le bien-être méritent une attention constante.
L’impact de cette démarche s’est notamment traduit par une assistance adaptée aux besoins des bénéficiaires. Des machettes, des houes et des brouettes ont été remises aux personnes encore capables de travailler aux champs, afin de soutenir leurs activités agricoles et de préserver leur autonomie. Les plus vulnérables ont, quant à eux, reçu des seaux et d’autres dons symboliques. À cette assistance matérielle s’est ajoutée la distribution de kits nutritionnels par le représentant du délégué du Centre des affaires sociales de Nkolmetet, en présence du sous-préfet de l’arrondissement et du président de l’Association des personnes âgées. Autant de gestes qui traduisent la volonté de rapprocher l’action sociale des réalités quotidiennes des aînés.

Au-delà des dons, la dimension sanitaire et communautaire a constitué un autre temps fort de la célébration. Des causeries éducatives, des séances d’information sur l’hygiène bucco-dentaire, le dépistage de l’hypertension artérielle et la prise des paramètres de santé ont permis de sensibiliser les bénéficiaires à la prévention et au suivi de leur état de santé. Les concours de chants, les danses et le jeu d’Etoum, ponctués par la remise de primes aux lauréats, ont également contribué à créer un cadre convivial favorisant les échanges, la participation et le maintien du lien social. Au-delà de la célébration ponctuelle, l’enjeu reste de faire de la protection des personnes âgées une responsabilité partagée entre les pouvoirs publics, les familles et les communautés, afin que le vieillissement ne rime ni avec exclusion ni avec perte de dignité.
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