Arrivée à Conakry le 6 octobre 2026, la ministre centrafricaine de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Dr Marthe Augustine Kirimat, participe ce 7 octobre à une rencontre de haut niveau consacrée à la mise en œuvre du Protocole de Maputo. Un rendez-vous qui place au cœur des échanges les droits des femmes, leur protection et les mécanismes permettant de renforcer leur égalité en Afrique francophone.
Par Gervais Fredy M

Réunissant en République de Guinée plusieurs ministres et responsables d’institutions, la table ronde de Conakry constitue un cadre d’échanges sur les avancées, les défis et les perspectives liés à l’application effective du Protocole de Maputo, instrument juridique africain consacré aux droits des femmes. L’enjeu est notamment de favoriser une meilleure traduction des engagements pris au niveau continental dans les politiques publiques et les dispositifs nationaux de protection. La participation de la République centrafricaine, représentée par Dr Marthe Augustine Kirimat, s’inscrit ainsi dans une dynamique de concertation entre États autour de problématiques qui touchent directement à la condition féminine: protection des femmes et des filles, égalité, lutte contre les discriminations et renforcement des mécanismes institutionnels dédiés à leurs droits.
Au-delà du symbole diplomatique, cette rencontre offre surtout l’occasion de confronter les expériences nationales et d’identifier les leviers susceptibles d’accélérer la mise en œuvre des engagements liés au Protocole de Maputo. Pour les pays participants, l’objectif consiste à renforcer la coopération et à favoriser des politiques publiques davantage alignées sur les standards africains en matière de droits des femmes.

Pour la République centrafricaine, cette présence à Conakry met en avant la volonté de prendre part aux discussions régionales sur la promotion du genre et la protection de la femme, de la famille et de l’enfant. Elle permet également de porter les préoccupations nationales dans un espace de dialogue où les réponses collectives peuvent contribuer à consolider les mécanismes de protection et d’égalité.La table ronde de Conakry apparaît ainsi comme un espace de dialogue et de partage d’expériences, avec une ambition centrale : faire du Protocole de Maputo non seulement un cadre juridique de référence, mais aussi un levier concret pour renforcer les droits et la protection des femmes sur le continent.
