Les administrations publiques et privées Camerounaises se préparent à célébrer la 139e Journée Internationale du Travail (JIT). Au Minfopra, là où l’usager seul est roi, les acteurs s’examinent et s’interrogent autour des problématiques liées au stress et à la frustration qui abondent en milieu Professionnel.
La frustration et le stress sont des maîtres maux qui nuisent au rendement dans une administration. Le panel commis ce 29 avril par Joseph LE Chef de département, dans le cadre des causeries éducatives en lien avec cette manifestation internationale l’a clairement indiqué.
Ils sont reconnus pour leurs capacités aisées à faire passer le message, pour certains, des enseignants et pour d’autres des administrateurs civils, autour d’un modérateur, madame EBA ZIBI et Serge TSIMI, à l’effet d’édifier leurs collègues et collaborateurs agents de l’état en service au Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative ont placé les points sur les i.
Pour la première, Chef de la Division des Affaires Economiques et Sociales au Secrétariat Permanent à la Réforme Administrative (SPRA), « le stress doit être considéré comme une maladie professionnelle ». En effet, sur le sous thème : « Gestion du stress en milieu professionnel cause et conséquence », l’enseignante rappelle que celui-ci est une réaction du corps à une situation externe qui engendre un sentiment de menace, de peur et d’angoisse. Il survient après redondance de certains faits. L’excès de sollicitation, conditions de travail non satisfaisantes, milieu professionnel délétère, mauvaise communication et manque de considération et de reconnaissance entre autres.
Cet environnement négativement chargé n’est pas sans conséquences. Selon elle, l’impact immédiat s’exprime par l’absence et le mal d’estomac signes annonciateur, la dépression, l’anxiété, l’hypertension et au pire des cas l’AVC. Il convient dans l’ambition de booster les performances, d’humaniser l’administration publique. Autrement, se donner un temps de repos (congés), valoriser les efforts consentis, le renforcement des capacités, reconsidérer les éléments de rénumeration décent et par ailleurs, repenser le cadre de travail car dit-on un esprit sain dans un corps sain.
Sur le second aspect lié à la frustration en milieu professionnel, monsieur Serge TSIMI, Directeur de la Discipline et du Contentieux (DDC) milite pour un leadership bienveillant. « Il favorise la motivation, crée un environnement propice de travail consolide les liens professionnels » a-t-il souligné.
Reconnaissant que le sentiment d’invisibilité, l’absence de perspectives, l’étouffement de l’autonomie d’un collaborateur et les conditions de travail précaires et délétères motivent son existence, l’ex responsables des ressources humaines, appelle à l’action des chaines de responsabilité.
Bien qu’au Minfopra tous s’ccordent à reconnaître les grands chantiers entrepris pour l’amélioration des conditions de travail, il n’en demeure pas moins important de rappeler que: la stabilité financière élimine 90% de stress et frustration pour apaiser le cœur.
Gervais Fredy MEMANA
