Le sport camerounais traverse une crise sans précédent. Entre stades inachevés, performances décevantes et gestion chaotique du Ministère, l’heure est au désaveu. Experts et observateurs réclament un rajeunissement de l’élite et une remise à plat du système, tandis que l’ère Mouelle Kombi semble avoir plongé le sport national dans la boue.
Le sport au Cameroun, jadis fierté nationale, est aujourd’hui le symbole d’une incapacité organisationnelle chronique. Sous l’ère du ministre Mouelle Kombi, les disciplines sont réduites au football et au volley-ball, laissant de côté une diversité sportive pourtant essentielle. Le Nkam en pleurs et de nombreux acteurs réclament un rajeunissement de l’élite politique, pointant du doigt l’inefficacité flagrante et le manque de vision.
Les stades inachevés et abandonnés illustrent le désastre matériel, tandis que le coach incapable et la gestion centralisée fragilisent les performances des Lions. Résultat: les équipes nationales, jadis respectées, s’effacent progressivement sur la scène africaine, symbolisées par l’image glaçante du Léopards qui avalent le Lion.
Le sport, autrefois vecteur d’honneur, est désormais associé au déshonneur, et les résultats ne parviennent plus à inspirer la fierté nationale. Les critiques se multiplient: pourquoi cet acharnement sur le football ? Pourquoi sacrifier l’ensemble des disciplines au profit d’un unique sport ? Les réponses se font attendre, tandis que le temps presse.
Aujourd’hui, le constat est implacable: le sport au Cameroun est en lambo. La nécessité d’un leadership renouvelé, compétent et ambitieux n’a jamais été aussi urgente. Le peuple sportif et les observateurs appellent à des décisions courageuses, et pour beaucoup, la question se pose avec force: Mouelle Kombi, le temps de la démission n’a-t-il pas sonné ?
Impact Échos.
