À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance de la République centrafricaine, la ministre de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Dr Marthe Augustine Kirimat, adresse ses vœux les plus chaleureux de paix, d’unité et de prospérité à l’ensemble du peuple centrafricain. À travers ce message empreint de solidarité et d’espérance, elle invite à faire de cette célébration nationale un moment de rassemblement autour d’une ambition commune : bâtir une Centrafrique équitable, solidaire et prospère, où les femmes occupent une place pleine et entière dans la construction de la paix et de l’avenir du pays.
Par Gervais Fredy Memana

Soixante-six ans après son accession à l’Indépendance, la République centrafricaine célèbre une nouvelle étape de son histoire. Une commémoration qui dépasse le simple rappel d’une date historique pour devenir un moment de réflexion sur le chemin parcouru, les défis encore présents et surtout les responsabilités qui incombent à chaque fille et chaque fils du pays.
Dans ce contexte, le message de la Dr Marthe Augustine Kirimat prend une résonance particulière. Ses vœux de paix, d’unité et de prospérité adressés à l’ensemble du peuple centrafricain traduisent une volonté de voir se consolider les bases d’une nation réconciliée avec elle-même, tournée vers la solidarité et résolument engagée sur le chemin du développement. Au cœur de cette ambition se trouve la femme centrafricaine. Trop souvent confrontée aux conséquences des crises, aux vulnérabilités économiques et aux difficultés sociales, elle demeure pourtant l’une des principales forces de résilience du pays dans divers secteurs. Dans les familles, les villages, les quartiers, les marchés, les exploitations agricoles, les administrations, l’armée et les organisations de la société civile, les femmes œuvrent chaque jour à maintenir le tissu social et à préparer un avenir meilleur pour leurs enfants.
Elles sont également des actrices de paix. Par leur capacité d’écoute, de dialogue et de médiation, elles contribuent au rapprochement des communautés et à la prévention des tensions. Dans de nombreuses familles et communautés, elles jouent un rôle discret mais déterminant dans la transmission des valeurs de tolérance, de solidarité et de vivre-ensemble. Leur implication dans les processus de paix et de réconciliation doit donc être considérée non comme une simple nécessité, mais comme une véritable force pour la stabilité du pays.

Les vœux de paix formulés par la ministre trouvent ici toute leur profondeur. Car la paix ne peut être durable que si elle est portée par l’ensemble de la société. Elle doit se construire dans les institutions, mais également dans les foyers, dans les communautés et dans les relations entre les citoyens. Donner aux femmes les moyens de participer pleinement aux mécanismes de dialogue, de médiation et de décision, c’est ainsi donner davantage de chances à la paix de s’enraciner durablement en République centrafricaine. L’unité nationale constitue l’autre grande aspiration portée par le message de la ministre. Dans une nation qui entend tourner définitivement la page des divisions, l’unité ne peut être une simple formule. Elle doit être une réalité vécue au quotidien, fondée sur le respect, la tolérance et la reconnaissance de la place de chacun dans la construction du destin national.
Les femmes ont, dans cette dynamique, un rôle essentiel à jouer. Elles sont au cœur des familles, souvent au centre des communautés et constituent des passerelles naturelles entre les générations. Leur participation accrue à la vie publique, économique et politique peut contribuer à renforcer la cohésion sociale et à faire émerger une société plus inclusive. Cette unité tant souhaitée passe également par la reconnaissance de la femme comme une actrice de décision et de transformation sociale, et non comme une simple bénéficiaire des politiques publiques. Une Centrafrique véritablement unie est celle dans laquelle les femmes et les hommes avancent côte à côte, avec les mêmes aspirations et la même responsabilité dans la construction du pays.

La prospérité, troisième pilier des vœux de la Dr Marthe Augustine Kirimat, ne saurait elle non plus être dissociée de l’autonomisation des femmes. Dans les villes comme dans les zones rurales, les Centrafricaines contribuent largement à l’économie nationale. Elles cultivent, commercent, entreprennent, transforment les produits locaux, prennent en charge leurs familles et participent à la vitalité des économies communautaires. Soutenir ces femmes, leur ouvrir davantage l’accès à l’éducation, à la formation, au financement, aux opportunités économiques et aux espaces de décision, c’est investir dans la croissance et dans la stabilité du pays. Une femme autonome, c’est une famille plus résiliente ; une famille résiliente, c’est une communauté plus forte ; et des communautés fortes constituent le socle d’une nation prospère.
C’est dans cet esprit que la ministre souhaite que cette fête nationale renforce l’engagement collectif en faveur d’une « Centrafrique équitable, solidaire et prospère, où chaque femme, chaque homme et chaque enfant puisse vivre dans la dignité et l’espérance ». Ces mots donnent à la célébration de l’Indépendance une dimension profondément humaine. Ils rappellent que la prospérité d’une nation ne se mesure pas seulement à ses performances économiques, mais aussi à la capacité de chaque citoyen à vivre dans la dignité, à accéder aux opportunités et à regarder l’avenir avec confiance.

À travers son message, la Dr Marthe Augustine Kirimat adresse donc bien plus que de simples vœux de circonstance. Elle lance un appel à la responsabilité collective, à la solidarité et à la mobilisation de toutes les forces vives de la nation. Un appel dans lequel la femme occupe une place centrale, parce qu’elle est à la fois gardienne de la famille, actrice de la paix, force économique et porteuse d’espérance pour les générations futures. En cette célébration du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance, la Centrafrique est ainsi invitée à puiser dans son histoire pour construire son avenir. Un avenir où la paix ne serait plus seulement un espoir, où l’unité deviendrait une réalité quotidienne et où la prospérité serait partagée par toutes et tous.
Dans cette marche vers une Centrafrique nouvelle, la pleine participation des femmes apparaît comme une évidence. Les associer davantage à la construction de la paix, leur donner toute leur place dans le renforcement de l’unité nationale et leur permettre de contribuer pleinement à la prospérité du pays, c’est investir dans l’avenir de toute la nation.
C’est avec cette conviction et cet espoir que la ministre adresse au peuple centrafricain ses vœux les plus chaleureux : « Bonne fête de l’Indépendance à toutes et à tous ! »
