Installé officiellement en mai 2026 par le gouverneur de la région du Sud, Félix Nguele Nguele, le Dr Saurel Ngo’o Mebe poursuit sa tournée de prise de contact dans le département du Dja et Lobo après l’Océan. De Mintom à Sangmélima, en passant par Djoum et Meyomessi, le délégué régional multiplie les descentes sur le terrain, à la rencontre des personnels de santé et au chevet des formations sanitaires, pour mieux cerner les réalités, les difficultés et les besoins des services.
Par Gervais Fredy M

Sous la pluie comme sous le soleil, le Dr Saurel Ngo’o Mebe poursuit sa tournée dans le Dja et Lobo. Une tournée qui n’a rien d’une simple visite protocolaire. À travers les huit arrondissements du département, le nouveau délégué régional entend prendre le poul du système de santé, écouter ses collaborateurs et observer, au plus près, les conditions dans lesquelles ils exercent.
À chaque étape, le même rituel: écouter, questionner, constater. Hôpitaux, centres de santé, pharmacies et autres structures sanitaires sont visités. Le responsable régional s’enquiert des conditions de travail, relève les difficultés, conseille et recueille les besoins exprimés par les personnels. Autant d’informations destinées à alimenter le dialogue avec la hiérarchie et à orienter les réponses à apporter.

À Oveng-Fang, cette volonté d’être au plus près du terrain a pris une dimension particulièrement concrète. Malgré les difficultés d’accès et les aléas du déplacement, le délégué régional n’a pas renoncé à son étape. Pris dans une situation qui l’a contraint à l’effort, il a quitté sa veste et mis la main à la pâte pour pousser son véhicule en difficulté. Arrivé très tard auprès de ses collaborateurs, il a néanmoins tenu à maintenir la rencontre. Au-delà de l’anecdote, cette séquence illustre l’esprit de la tournée: se confronter aux réalités auxquelles les personnels de santé sont eux-mêmes quotidiennement exposés, notamment dans les zones où l’accessibilité reste un défi. Partout, l’accueil des équipes est salué par le responsable régional, qui remercie ses collaborateurs pour leur disponibilité et leur hospitalité. Mais derrière les moments de convivialité, le message se veut également clair: proximité ne signifie pas relâchement des exigences professionnelles.
À Sangmélima, le ton s’est voulu particulièrement ferme devant les personnels du district. Le Dr Saurel Ngo’o Mebe a rappelé la vocation première de l’hôpital: soigner, prendre en charge et préserver la vie. « L’hôpital, c’est pour avoir la vie et non le contraire », a-t-il martelé devant ses collaborateurs.» Dans son intervention, la discipline apparaît comme l’un des piliers du bon fonctionnement des services. Respect de la hiérarchie, respect des règles professionnelles et droit de réserve ont également été rappelés comme des exigences attachées à l’exercice des responsabilités dans le secteur de la santé.
Le délégué régional a prévenu que les comportements contraires à ces principes ne sauraient être tolérés et feraient l’objet de sanctions. Une manière de poser clairement le cadre: l’amélioration de l’offre de santé ne repose pas uniquement sur les infrastructures ou les équipements, mais également sur la rigueur, la responsabilité et l’éthique de ceux qui les font fonctionner. « La région du Sud a tous les moyens d’être la première », a-t-il par ailleurs affirmé, appelant les différents acteurs du système de santé à prendre pleinement leur part dans cette ambition.
À Sangmélima, la tournée s’est poursuivie par une série de visites dans plusieurs formations sanitaires. Le Centre de santé de Nkolguet, le Centre de santé développé de Monavebe, de confession catholique, le Centre de santé intégré d’Akon, l’Hôpital de Référence de Sangmélima et l’Hôpital de district de Sangmélima ont notamment reçu la délégation.

Dans chaque structure, les échanges ont porté sur les conditions de travail, les difficultés rencontrées au quotidien et les besoins prioritaires. Le fonctionnement du Fonds régional de la santé a également retenu l’attention du responsable régional. La mise en œuvre de la Couverture santé universelle (CSU) figure elle aussi parmi les points examinés. L’objectif est de dresser un état des lieux de son déploiement sur le terrain et d’identifier, le cas échéant, les obstacles qui pourraient encore en limiter l’efficacité.
Le Comité de santé du district (COSADI) n’a pas été oublié dans les échanges. Le délégué régional a invité ses membres à renforcer le plaidoyer auprès des élites et des différents partenaires en faveur du système sanitaire local. Parmi les priorités évoquées: l’amélioration du plateau technique, le rafraîchissement des infrastructures hospitalières et la sensibilisation des communautés. Par cette démarche, il s’agit de mieux faire remonter les préoccupations du terrain et de favoriser la mise en œuvre de réponses adaptées aux difficultés identifiées.
Le périple se poursuit dans le Dja et Lobo. La journée du 17 conduit notamment le délégué régional dans les districts de Meyomessala et dans l’air de santé de Bengbis, où sont prévues de nouvelles rencontres avec les responsables et personnels de santé ainsi que des visites de formations sanitaires. Après Meyomessala, le cap sera mis sur Zoétélé dernier arrêt et district frontalier à celui de Nkolmetet, dans la région du Centre.
De Mintom à Djoum, de Meyomessi à Sangmélima, puis à Meyomessala, Bengbis et Zoétélé, le fil conducteur reste le même : aller vers les équipes, écouter, observer et faire remonter les réalités du terrain. Une démarche de proximité qui, au-delà de la prise de contact, entend installer une coordination sanitaire davantage connectée aux réalités quotidiennes des personnels et des populations.
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