À travers deux journées de concertation organisées les 29 et 30 octobre 2026 à Yaoundé, le ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable a engagé une réflexion sur les mécanismes de mise en œuvre de l’Article 6 de l’Accord de Paris. L’objectif est de consolider la position du Cameroun en vue de la COP31, prévue du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Türkiye.
Par Céline Claire NA

La rencontre a permis aux différents acteurs d’approfondir les enjeux liés à la coopération internationale et aux marchés carbone, notamment les mécanismes prévus par les Articles 6.2, 6.4 et 6.8 de l’Accord de Paris. Les discussions ont également porté sur le renforcement du financement climatique, la valorisation du potentiel national en crédits carbone et en biodiversité, l’adaptation aux changements climatiques ainsi que la prise en compte des pertes et préjudices.
Pour le Cameroun, ces échanges revêtent une importance stratégique. Ils offrent l’occasion de mieux définir les priorités nationales, de renforcer sa capacité à mobiliser les financements climatiques internationaux et de valoriser ses importantes ressources naturelles. Ils permettent également de veiller à ce que les mécanismes internationaux de coopération climatique profitent davantage aux communautés locales et soutiennent les politiques de développement territorial.

À l’approche de la COP31, l’enjeu est donc de porter une voix camerounaise cohérente et de défendre une transition écologique qui concilie protection de l’environnement, justice sociale, transfert de technologies et souveraineté nationale. L’Article 6 de l’Accord de Paris apparaît ainsi comme un levier potentiel pour transformer les engagements climatiques en opportunités concrètes de développement pour le Cameroun.
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