À Dibombari, dans le Moungo, la Fondation Elessa Lothin-Sen a célébré, le 15 août 2026, la 10e édition de sa traditionnelle cérémonie de remise de bourses d’excellence scolaire. Près de 600 élèves des établissements publics et confessionnels ont bénéficié de cet appui, qui s’inscrit dans une démarche plus large en faveur de l’éducation et de la jeunesse.
Par Gervais Fredy M

L’esplanade de la mairie de Dibombari a accueilli, le 15 août, une importante mobilisation autour de l’éducation. Pour sa dixième édition, la Fondation Elessa Lothin-Sen a choisi cette localité du Moungo pour poursuivre son action en faveur des jeunes apprenants. Au total, près de 600 bourses d’excellence scolaire ont été distribuées à des élèves issus aussi bien des établissements publics que confessionnels. Derrière cette initiative, une conviction : « La jeunesse est notre priorité et l’éducation notre engagement. » Un leitmotiv qui guide l’action de cette ONG depuis plusieurs années et qui traduit sa volonté d’être utile aux autres, particulièrement aux familles confrontées à des difficultés financières.
Dix ans de solidarité en faveur de l’éducation.
Devenue une véritable tradition, la bourse d’excellence scolaire de la Fondation Elessa Lothin-Sen s’est progressivement étendue à plusieurs départements du pays. En dix éditions, plus de 2 000 élèves ont déjà bénéficié de son accompagnement. L’organisation revendique également la distribution de plus de 8 000 livres et 12 000 cahiers, contribuant ainsi à réduire les difficultés liées à l’accès aux fournitures scolaires. Chaque année, une nouvelle localité est choisie pour accueillir la cérémonie. Après Ebolowa 2, dans la région du Sud, en 2025, la fondation a donc posé ses valises à Dibombari cette année.
Au-delà de la remise des bourses, l’initiative entend répondre à une préoccupation devenue récurrente pour de nombreuses familles : l’acquisition des livres et autres fournitures scolaires. Dans un contexte où le coût de la rentrée scolaire pèse lourdement sur les ménages à faibles revenus, l’intervention de la fondation se veut avant tout sociale.
« Nous accompagnons la jeunesse dans l’éducation, c’est le leitmotiv », a rappelé le porte-parole de la fondation. Selon lui, l’objectif est notamment de soutenir les couches à faibles revenus, confrontées à la difficulté d’acquérir les livres, non seulement en raison de leur disponibilité, mais surtout du manque de moyens financiers.

Le livre, un outil pour construire l’avenir.
Pour la Fondation Elessa Lothin-Sen, le livre ne constitue pas simplement un support pédagogique. Il participe à la construction et à la structuration de l’apprenant. D’où l’importance accordée à la mise à disposition des ouvrages scolaires et à la promotion d’une culture du partage.
Cette vision a trouvé un écho favorable auprès des parents présents à la cérémonie. L’un d’eux a exprimé sa reconnaissance : « C’est un très grand jour pour moi, car l’ONG Elessa Lothin-Sen a pensé à nos enfants. C’est une très grande gratitude. Qu’ils aillent de l’avant. »
À travers cette action, la fondation souhaite également encourager une dynamique collective. Aux enseignants comme aux apprenants, son porte-parole a lancé un appel à davantage de générosité et de solidarité, afin que le livre puisse devenir un outil partagé et accessible au plus grand nombre.

Dix ans après le lancement de cette initiative, la Fondation Elessa Lothin-Sen entend maintenir le cap. Le choix de Dibombari pour cette édition illustre une volonté de rapprocher davantage l’action sociale des communautés et de toucher, chaque année, de nouveaux bénéficiaires. De la distribution des bourses à la mise à disposition des livres et cahiers, l’engagement de la fondation repose sur une même ambition : accompagner la jeunesse par l’éducation et contribuer, à son échelle, à donner aux élèves les moyens de construire leur avenir. À Dibombari, la dixième édition aura ainsi marqué une nouvelle étape dans une tradition de solidarité qui se veut durable.
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