Face aux rumeurs et aux fausses croyances qui entourent encore le Mpox, le délégué régional de la Santé publique pour le Sud, Saurel Ngo’o Mebe, appelle les populations à privilégier l’information médicale et la vigilance. À travers son message, le responsable sanitaire entend surtout lever toute désinformation susceptible de retarder la prise en charge des malades et, par conséquent, contribuer à sauver des vies.
Ghislain ler Akamba

Le Mpox, autrefois appelé « variole du singe », est une infection virale réelle qui nécessite une prise en charge médicale appropriée. Contrairement à certaines croyances véhiculées dans les communautés, cette maladie n’est ni une malédiction, ni un sort, ni une manifestation mystique. C’est précisément pour lutter contre ces fausses informations que le délégué régional de la Santé publique pour le Sud, Saurel Ngo’o Mebe, renouvelle son appel à la vigilance. Son message vise à déconstruire les idées reçues et à rappeler aux populations l’importance de recourir aux services de santé dès l’apparition de signes évocateurs.
Fièvre, éruptions cutanées, boutons ou ganglions doivent notamment inciter à la prudence et conduire à consulter rapidement un professionnel de santé. Le recours tardif aux soins, favorisé par la désinformation ou certaines croyances, peut compromettre la prise en charge et favoriser la propagation de la maladie.
Dans ce contexte, le responsable régional rassure également les populations sur la disponibilité des équipes sanitaires. Saurel Ngo’o Mebe réitère la disponibilité des équipes de santé pour accueillir, orienter et accompagner les personnes qui présentent des symptômes suspects ou qui souhaitent obtenir des informations fiables sur le Mpox.

Il invite par ailleurs les populations à ne pas garder pour elles les informations utiles. Toute information nécessaire à la prévention, à la détection des cas ou à l’orientation vers les services compétents doit être relayée auprès des proches et au sein des communautés, afin que chacun puisse adopter les bons réflexes. Au-delà de la maladie elle-même, l’enjeu est donc aussi celui de l’information. En luttant contre les rumeurs, la stigmatisation et les fausses croyances, les communautés contribuent directement à la protection des personnes vulnérables et à la maîtrise de la propagation du virus.
Face au Mpox, pas de place pour la panique ni pour la désinformation. La vigilance, l’information fiable et le recours aux professionnels de santé peuvent contribuer à sauver des vies.
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