À la veille de son intronisation, Éric Engamba apparaît comme le symbole d’une nouvelle génération de chefs traditionnels, capable de conjuguer héritage coutumier, formation supérieure, expérience entrepreneuriale et engagement public. À Zoum Yemvak, sa trajectoire nourrit particulièrement les attentes d’une jeunesse en quête de formation, d’opportunités professionnelles et de perspectives durables au sein de son terroir.
Par Jessica Esso

Éric Engamba est l’une des figures montantes de l’arène socio-politique et traditionnelle dans le Sud du Cameroun. Chef supérieur entrant de 2e degré du groupement Yemvak, dans l’arrondissement de Sangmélima, département du Dja et Lobo, il incarne aujourd’hui le croisement entre héritage coutumier, engagement partisan et dynamisme entrepreneurial. Son parcours académique et professionnel constitue l’un des principaux atouts sur lesquels repose l’espoir de la jeunesse du groupement Yemvak. Formé au lycée Leclerc de Yaoundé à partir de 1984, puis en France à l’École supérieure de commerce de Lille, où il obtient un diplôme d’ingénieur commercial, Éric Engamba rentre au Cameroun en 1996, fort d’une expérience acquise entre l’Europe et son pays natal. Ce retour marque le début d’un engagement plus soutenu dans les affaires et dans la vie publique locale.
Pour les jeunes du groupement Yemvak, cette trajectoire n’est pas seulement celle d’un responsable appelé à exercer l’autorité traditionnelle. Elle représente aussi un modèle susceptible d’inspirer une génération confrontée aux défis de l’emploi, de la formation professionnelle, de modèles de vie et de l’entrepreneuriat.

Son passage par une grande école de commerce française et son expérience dans plusieurs secteurs d’activité renforcent les attentes autour de sa capacité à accompagner les jeunes dans la construction de leurs parcours et le repositionnement de leur destin. Dans un contexte où l’accès à l’emploi demeure une préoccupation majeure, son expérience pourrait constituer un levier pour encourager la formation aux métiers, l’initiative privée, le développement des compétences et l’émergence de projets locaux.
Sur le plan économique, Éric Engamba fait ses premières armes dans la filière cacao au sein de la société familiale COCOTRAC, avant de s’orienter vers le bâtiment et les travaux publics. Il met ensuite son expertise au service du conseil, à travers un cabinet spécialisé dans l’accompagnement de projets structurants, en relation avec des administrations, des entreprises et des partenaires internationaux. Cette diversité d’expériences apparaît aujourd’hui comme un capital que la jeunesse locale souhaite voir davantage mis au service du développement de Zoum Yemvak.
Militant du RDPC, Éric Engamba a également fait ses preuves au sein des instances de jeunesse du parti; au point d’en être un pilier stratégique dans le groupement. À cet engagement politique s’ajoute un investissement dans la cohésion sociale, notamment à travers l’organisation d’activités sportives destinées à la jeunesse et le soutien aux familles démunies. Ces différentes facettes de son parcours donnent une dimension particulière à son accession à la chefferie. Car au-delà du prestige attaché à la fonction traditionnelle, l’intronisation attendue ce 29 août est perçue comme le point de départ d’une nouvelle dynamique communautaire.

Les jeunes de Zoum Yemvak attendent notamment de leur futur chef qu’il soit un facilitateur, un interlocuteur capable de rapprocher le village des opportunités offertes par les pouvoirs publics, les entreprises et les partenaires au développement. Ils espèrent également voir émerger des initiatives concrètes en matière de formation, d’apprentissage, d’accompagnement des jeunes entrepreneurs et de valorisation des ressources du terroir.
Distingué par le Chef de l’État, il est marié à Justine Engamba et père de quatre enfants, le nouveau Chef dispose ainsi d’un parcours qui dépasse largement le seul cadre coutumier. À la croisée de la tradition, de l’entreprise, de la politique et de l’action communautaire, il arrive à la veille de son intronisation avec un profil singulier qui, pour la jeunesse du groupement Yemvak, l’enjeu est désormais de transformer ce parcours en force collective. Les attentes sont grandes : davantage de formation, un meilleur accès aux opportunités professionnelles, l’accompagnement des initiatives entrepreneuriales et, surtout, la création d’un environnement permettant aux jeunes de construire leur avenir sans être contraints de s’éloigner durablement de leur terre d’origine.
À 48 heures, de l’intronisation d’Éric Engamba, les yeux sont déjà bien au-delà du cadre traditionnel pour la dimension professionnelle. Dès le 30 août prochain, face aux multiples attentes, Eric engamba pour la jeunesse de Yemvak ne sera plus seulement vu comme un Chef mais mieux encore, comme le Moïse qui viendra donner de l’insomnie aux pro les de chômage, d’orientation académique de lutte contre la consommation des stupéfiants et surtout de l’exode rural des jeunes.
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