À travers la 7ᵉ édition de la cérémonie de remise des kits scolaires tenue 10 septembre à Nkolbang, Olivier David Edou et le Dr Likiby Boubakar réaffirment leur engagement en faveur de l’éducation et de la jeunesse. Dix établissements, de la maternelle au secondaire, ont bénéficié d’un important appui en fournitures et matériels pédagogiques, dans une mobilisation saluée par les responsables éducatifs et les autorités traditionnelles.
Par Gervais Fredy M

Dans le groupement Esse, la solidarité de l’élite se traduit une nouvelle fois par des actions concrètes en faveur de la jeunesse. À l’occasion de la 7ᵉ édition de la cérémonie de remise des kits scolaires, dix établissements, de la maternelle au secondaire, ont reçu divers matériels destinés à renforcer leurs capacités et à améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. Cahiers, registres, craies, stylos et livres figurent notamment parmi les dons remis aux établissements bénéficiaires. À l’origine de cette initiative, deux fils du groupement Esse, Olivier David Edou et le Dr Likiby Boubakar, qui renouvellent ainsi leur engagement aux côtés de la jeunesse et du corps enseignant. À travers cette action, les deux donateurs entendent apporter une réponse concrète aux besoins exprimés par les établissements et contribuer, à leur niveau, à l’amélioration de l’environnement scolaire.
Placée sous le patronage du ministre de la Décentralisation et du Développement local, Georges Elanga Obam, élite et fils du groupement Esse, la cérémonie a pris les allures d’un véritable rendez-vous de solidarité autour de l’éducation. Elle traduit également la volonté de rapprocher davantage les élites de leur communauté et de faire de l’accompagnement de la jeunesse une responsabilité collective.

Pour le chef du groupement Esse, Touzoa Étienne, cette initiative constitue un motif de satisfaction et restera comme « une date inoubliable ». Il se réjouit de voir l’élite locale prendre la mesure des besoins exprimés par la jeunesse, notamment en matière de matériel scolaire. Selon lui, « le paquet minimum a perdu de sa valeur », ce qui rend d’autant plus nécessaires les initiatives de cette nature. Le chef du groupement souhaite toutefois que cette contribution soit suivie d’effets. Il appelle les établissements bénéficiaires à faire un bon usage du matériel reçu et surtout à transformer cet accompagnement en résultats scolaires. Une réussite qui, estime-t-il, pourrait à son tour encourager l’élite à redoubler d’efforts en faveur des écoles du groupement. Cette volonté de poursuivre l’œuvre engagée est également portée par les donateurs.
S’exprimant en leur nom, Bikoe Luc Adrien a assuré qu’ils « n’entendent pas orpheliner l’œuvre entamée en si bon chemin ». Au-delà de la valeur matérielle des dons, il voit dans cette initiative un geste de proximité et d’attachement à la communauté, particulièrement à la jeunesse.

Pour lui, cette mobilisation participe à la construction d’un Cameroun émergent et d’un groupement davantage engagé dans une dynamique de partage et de responsabilité collective. Sur le terrain, les bénéficiaires ne cachent pas leur satisfaction. Madame Nkou’ou, alias Internationale, directrice de l’école publique de Ndele, s’est dite « honorée » par un geste qu’elle considère comme opportun. Elle a exprimé sa gratitude à l’endroit des donateurs tout en les invitant à poursuivre leur accompagnement. Pour elle, les établissements scolaires ont encore besoin de l’appui de leurs élites, dans un contexte où les moyens disponibles ne permettent pas toujours de répondre à l’ensemble des besoins. Du côté du secondaire, le proviseur du lycée de Nkilzok, Zambo Bilé Gabriel Gervais, partage le même enthousiasme. « Mon sentiment ne peut être que celui d’un responsable comblé autant que mes collègues », a-t-il déclaré, estimant que le matériel reçu contribuera à améliorer les conditions de travail et, par conséquent, les performances des élèves. À l’appui de son propos, le responsable rappelle les résultats enregistrés l’année précédente par son établissement: 20 admis sur 26 candidats au BEPC, 3 admis sur 6 au baccalauréat et 6 admis sur 18 candidats à l’examen de probation. Des performances que le proviseur souhaite voir progresser grâce, entre autres, à l’accompagnement des élites. Il cite notamment le soutien d’un autre jeune, Mba Eboe, et formule le vœu de parvenir à des résultats encore plus reluisants.

L’inspection de l’éducation a, elle aussi, salué cette mobilisation. Pour l’inspectrice présente à la cérémonie, l’initiative témoigne d’un engagement appréciable en faveur de l’école. Elle souligne que de telles contributions sont précieuses, d’autant qu’elles permettent de répondre à des besoins qui dépassent parfois les capacités des établissements. À ses yeux, l’impact d’un tel investissement ne se limite d’ailleurs pas au seul groupement Esse. Les élèves qui y sont formés sont appelés, demain, à devenir des enseignants, des cadres et des acteurs du développement. Soutenir leur éducation revient donc à préparer les ressources humaines dont auront besoin les communautés et le pays. Ainsi, au-delà des cartons de cahiers, des livres, des registres, des craies et des stylos remis aux établissements, cette 7ᵉ édition porte un message plus large: celui d’une élite qui choisit de rester proche des siens et de traduire son attachement à la communauté par des actions concrètes.
Dans le groupement Esse, cette mobilisation nourrit désormais l’espoir d’une dynamique durable. Car lorsqu’elle s’inscrit dans la continuité, la solidarité de l’élite peut devenir un véritable levier pour l’éducation, renforcer les conditions d’apprentissage et contribuer à offrir à la jeunesse les moyens de construire, à son tour, l’avenir de la communauté.
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