Le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) valorise les savoirs locaux comme leviers de résilience climatique. À travers un atelier pratique organisé le 6 octobre 2026, en marge de l’Assemblée des Femmes Africaines sur le Climat, une trentaine de participantes ont expérimenté la fabrication des briques à graines, une technique écologique au service de la préservation de la biodiversité semencière.
Par Céline Claire Ngono

Face aux effets des changements climatiques, les solutions locales apparaissent comme des leviers essentiels pour renforcer la résilience des communautés. C’est dans cette perspective que le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) a animé, le 6 octobre 2026 à Yaoundé, un atelier pratique consacré à la fabrication des briques à graines. Cette initiative s’inscrivait dans le cadre de l’Assemblée des Femmes Africaines sur le Climat, organisée du 5 au 8 octobre par WoMin African Alliance et ses partenaires, autour du thème: « Nos terres, nos voix, les femmes africaines unies pour la justice climatique et les réparations ».Réunissant une trentaine de participantes venues de différents horizons, cet atelier a permis de découvrir et d’expérimenter une technique simple, accessible et respectueuse de l’environnement.
Au-delà de son caractère pratique, la fabrication des briques à graines vise à contribuer à la conservation des semences et à la préservation de la diversité végétale, tout en encourageant la transmission des connaissances liées à leur utilisation. À travers cette démarche, le RADD entend renforcer les capacités des femmes africaines en matière de protection de l’environnement et d’adaptation aux dérèglements climatiques. L’initiative met également en lumière l’importance des savoirs endogènes dans la recherche de réponses adaptées aux réalités des communautés, notamment celles qui dépendent directement des ressources naturelles pour leur subsistance.

L’atelier a ainsi constitué un espace de partage d’expériences et de transmission de techniques traditionnelles, favorisant les échanges entre participantes. Il a surtout rappelé la place déterminante des femmes dans la préservation des ressources naturelles, la sauvegarde du patrimoine semencier et la promotion de pratiques agroécologiques durables.Pour le RADD, la lutte contre les changements climatiques ne repose pas uniquement sur les grandes stratégies internationales. Elle passe également par des initiatives de proximité, reproductibles et accessibles aux communautés. En misant sur les briques à graines, le réseau promeut une approche qui associe préservation de la biodiversité, valorisation des connaissances locales et renforcement des capacités des femmes. Cette expérience s’inscrit ainsi dans une dynamique plus large: faire des femmes africaines des actrices incontournables de la justice climatique, en reconnaissant leur expertise et en soutenant leur participation à la construction de solutions durables.
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