En marge du SIARC 2026 à Yaoundé, un panel de haut niveau a mis en lumière les leviers susceptibles de renforcer la compétitivité de l’artisanat africain. Le Directeur général de l’OAPI, Denis Bohoussou, y a défendu une meilleure articulation entre savoir-faire traditionnels, innovation et propriété industrielle.
Par Ghislain ler Akamba

L’artisanat africain constitue, selon le Directeur général de l’OAPI, un véritable vivier d’innovation dont les créations méritent une protection adaptée. Aux côtés de plusieurs personnalités, notamment le ministre ivoirien du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, PCA de l’OAPI, et du représentant du ministère algérien du Tourisme et de l’Artisanat, il a souligné l’importance de la propriété industrielle pour permettre aux artisans de transformer leur créativité en véritable avantage compétitif. Pour répondre à la diversité des créations, l’OAPI met à leur disposition plusieurs instruments de protection, parmi lesquels les dessins et modèles industriels, les modèles d’utilité, les brevets et les marques.

Ces mécanismes permettent de sécuriser aussi bien l’esthétique que les innovations techniques et l’identité commerciale des produits artisanaux, tout en offrant des possibilités d’extension de la protection à l’international et en facilitant l’accès aux marchés d’exportation. L’accompagnement ne s’arrête toutefois pas à la protection juridique. L’OAPI propose également des appuis techniques et financiers, notamment à travers des subventions et les Centres de documentation de la propriété industrielle (CDPI) présents dans ses États membres. Une démarche qui vise à rapprocher les outils de propriété industrielle des créateurs et à faire de l’artisanat africain, à la croisée de la tradition et de la technologie, un secteur davantage innovant, valorisé et compétitif sur les marchés africains et internationaux.
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