Trois présumés malfrats, accusés de multiples cambriolages dans le quartier Oyack à Mbalmayo, ont été interpellés par les forces de l’ordre. Présentés à la presse le 12 mai dernier, les suspects reconnaissent leur implication dans plusieurs opérations de vol. La police promet de poursuivre les ratissages pour mettre hors d’état de nuire les réseaux criminels de la ville.

La lutte contre le grand banditisme se poursuit à Mbalmayo. Les éléments du commissariat de sécurité publique, conduits par le Commissaire Simon Mayele, ont mis la main sur un gang présumé spécialisé dans les cambriolages au quartier Oyack. Les trois suspects, arrêtés quelques jours avant le 12 mai puis présentés à la presse à cette date, sont identifiés comme Bagneri Emmanuel, 26 ans, Elanga Mbarga Kasuos, 33 ans, et Awoumou Atangana Emmanuel, 24 ans, présenté comme le chef de bande et cerveau des opérations. Au cours de leur interview, certains des mis en cause ont livré des détails sur leurs activités. « J’ai retrouvé un ami avec lequel je faisais certaines choses à Yaoundé et que j’ai aidé », a reconnu Elanga Mbarga Kasuos. Quant au présumé chef du gang, il a expliqué leur mode opératoire: « L’opération consistait à ouvrir les portes et à prendre tout ce qui est facile à emporter sans grande gêne. » Les forces de l’ordre ont également présenté plusieurs objets saisis lors de l’opération. Parmi les biens retrouvés figurent des téléviseurs, des réfrigérateurs, des bouteilles de gaz ainsi que du matériel de cuisine.

En plus des faits de vol, les suspects devront répondre des accusations liées à la culture, à la détention et à la consommation de cannabis. Pour le Commissaire Simon Mayele, cette interpellation n’est qu’une étape dans la lutte contre l’insécurité. Il assure que les opérations de ratissage vont se poursuivre afin de traquer d’autres réseaux criminels actifs dans la localité. Le responsable a par ailleurs invité les populations à collaborer davantage avec les forces de sécurité. « Nous appelons les populations à signaler tout mouvement suspect. Nous sommes une police de proximité », a-t-il déclaré, avant de préciser que les propriétaires des objets récupérés peuvent entrer en possession de leurs biens sur présentation de pièces justificatives.
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