À la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’images jugées choquantes mettant en cause des agents de la prévention routière du département du Nyong-et-Mfoumou, le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhé, a décidé de frapper fort. Trois agents publics ont été sanctionnés afin de restaurer l’ordre, la discipline, l’éthique et la déontologie sur les axes routiers.

Le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhé, entend mettre un terme aux comportements déviants et honteux observés au sein des équipes de prévention et de sécurité routière. Le message est clair: le Nyong-et-Mfoumou ne saurait devenir un terrain propice aux abus, aux manquements à l’éthique professionnelle et aux violations des règles encadrant les missions de prévention routière.
Cette réaction intervient après la circulation massive, sur les réseaux sociaux, d’images qualifiées de honteuses montrant un agent de prévention routière en service à la délégation départementale des Transports du Nyong-et-Mfoumou, se livrant à des actes de violence sur un usager. À l’issue d’une enquête administrative diligentée par le ministère, trois agents publics ont été suspendus pour une durée de trois mois. Parmi eux, Monsieur Ntouamelo Roméo, accusé d’avoir agressé un usager à l’aide d’un gourdin. Il est désormais interdit de participer à toute opération de prévention routière. Monsieur Mvongo Ludovic a également été sanctionné pour complicité et participation passive aux faits incriminés. Le délégué départemental des Transports du Nyong-et-Mfoumou, Monsieur Hamga Tjomb Eugène, n’a pas été épargné.

Il a été suspendu de ses fonctions pour violation des instructions relatives au déploiement des équipes de prévention et de sécurité routière. À travers cette série de sanctions, le ministre rappelle à l’ensemble du personnel placé sous son autorité l’obligation du strict respect des textes et règlements régissant les missions de prévention et de sécurité routière. Une mise au point qui se veut ferme et dissuasive, dans un contexte où de nombreux usagers dénoncent régulièrement des abus attribués à « l’armée orange » sur les voies publiques. Cette sortie du ministre intervient également quelques jours après d’autres scènes relayées dans le Nyong-et-So’o, où des équipes de contrôle ont été impliquées dans des tentatives d’escroquerie autour des énoncés d’examen du permis de conduire. Des pratiques qui ternissent davantage l’image des services chargés de la sécurité routière et contre lesquelles le ministère semble désormais décidé à agir avec fermeté.
La Rédaction (+237) 676 26 12 02
