Le Cameroun franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa politique d’import-substitution. À travers les conventions de partenariat et contrats de performance signés le 20 août 2026 à Yaoundé, le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales entend accélérer la production nationale et renforcer la compétitivité des filières agropastorales et halieutiques. Une enveloppe additionnelle de 6,5 milliards de FCFA vient notamment soutenir les acteurs des filières bovine, laitière et poisson.
Par Gervais Fredy M

Présidée par le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taiga, la cérémonie de signature s’inscrit dans le cadre du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH) pour l’exercice 2026. Elle a réuni les responsables des principales agences d’exécution du programme ainsi que plusieurs partenaires institutionnels et financiers.Au cœur de cette démarche figure la convention signée entre le MINEPIA et la BC-PME, qui prévoit la mobilisation de 6,5 milliards de FCFA supplémentaires. Ces ressources doivent faciliter l’accès au financement pour les producteurs, entrepreneurs et transformateurs des filières prioritaires. Elles devraient également permettre de soutenir les investissements productifs et de renforcer les infrastructures dédiées à la transformation, à la conservation et à la commercialisation des produits locaux.L’impact attendu dépasse donc le seul financement des activités de production. En améliorant l’accès au crédit et en accompagnant les différents maillons des chaînes de valeur, le dispositif ambitionne de stimuler l’offre nationale, de réduire les pertes, d’améliorer la valorisation des produits camerounais et de favoriser leur compétitivité sur le marché.La convention conclue avec la MAETUR participe également à cette dynamique, en contribuant à créer des conditions plus favorables au développement des activités liées aux filières agropastorales et halieutiques.
L’enjeu, pour le gouvernement, est de faire en sorte que les investissements engagés produisent des effets durables sur la production et les revenus des acteurs. Dans le même temps, le MINEPIA a signé des contrats de performance avec six agences d’exécution : la SODEPA, le LANAVET, MIDEPECAM, la CDPM, la CDEN et la CDENO.

Ce mécanisme vise à renforcer la responsabilité des structures chargées de la mise en œuvre du PIISAH et à améliorer le suivi des résultats.Pour le ministre Dr Taiga, l’objectif est clairement établi : produire plus, produire mieux et localiser la production. La mobilisation des financements doit ainsi se traduire par une augmentation concrète de la production nationale et une diminution progressive de la dépendance du pays aux importations.Cette stratégie repose également sur une implication accrue du secteur privé. Le gouvernement entend favoriser l’émergence de projets économiquement viables et « bancables », capables d’attirer les financements et de générer durablement de la valeur. À terme, les conventions signées devraient contribuer à consolider les chaînes de production, créer davantage d’opportunités pour les acteurs des filières et renforcer la souveraineté alimentaire du Cameroun.
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