Installé le 19 octobre 2026 à Yaoundé à la présidence du Conseil d’administration de la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (MAGZI), Ela Foe Guy est appelé à contribuer au renforcement de la gouvernance et de la performance de cette structure stratégique. Sa jeunesse, qui peut constituer un atout en matière d’innovation et de dynamisme, devra servir cette ambition, en droite ligne des orientations du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique par intérim, le Pr FUH CALISTUS Gentry.
Par Ghislain ler David

L’enjeu est de rendre les zones industrielles plus attractives et d’accélérer l’industrialisation du Cameroun. Faire des zones industrielles de véritables pôles de croissance économique constitue l’un des principaux défis du mandat d’Ela Foe Guy à la tête du Conseil d’administration de la MAGZI. Lors de son installation, le ministre de tutelle a rappelé les exigences qui doivent guider l’action des nouveaux administrateurs: rigueur dans la gestion, transparence, responsabilité et loyauté envers l’État. Des orientations qui placent la performance et l’efficacité au cœur de la gouvernance de cette structure. Dans ce dispositif, le nouveau président du Conseil d’administration devra jouer pleinement son rôle dans la définition des orientations stratégiques, le suivi de leur mise en œuvre et le contrôle de la gestion, en collaboration avec les autres administrateurs et la direction générale. Sa mission consistera notamment à veiller à la cohérence des décisions avec les objectifs gouvernementaux, tout en favorisant une utilisation optimale des ressources et une meilleure valorisation des zones industrielles.

Au-delà des exigences institutionnelles, la jeunesse d’Ela Foe Guy pourrait constituer un levier pour insuffler une dynamique nouvelle à la gouvernance de la MAGZI. Dans un environnement industriel en constante mutation, la capacité à promouvoir des approches innovantes, à encourager la transformation numérique des processus de gestion et à favoriser des partenariats structurants représente un enjeu important. Cet atout potentiel devra toutefois se traduire par des initiatives concrètes, une bonne maîtrise des enjeux industriels et une capacité à fédérer les différents acteurs autour d’objectifs communs. L’attente est celle d’un leadership capable d’allier vision stratégique, rigueur managériale et culture du résultat, sans perdre de vue les impératifs de transparence et de responsabilité rappelés par le ministre de tutelle.
Au-delà des impératifs de gouvernance, la mission de la MAGZI revêt une dimension économique essentielle. La disponibilité d’espaces industriels aménagés et adaptés aux besoins des investisseurs constitue un facteur déterminant pour encourager l’implantation des entreprises, stimuler la production locale et renforcer le tissu industriel national. Dans cette perspective, Ela Foe Guy devra contribuer à l’amélioration de la gestion et de l’attractivité des zones industrielles. Il s’agira notamment de favoriser un environnement propice à l’investissement productif, à la création d’emplois et à la transformation locale des matières premières. Autant de leviers susceptibles de renforcer la compétitivité des entreprises camerounaises et de soutenir le développement économique. Les attentes portent également sur la capacité du Conseil d’administration à accompagner une meilleure valorisation du patrimoine industriel, à renforcer le suivi des décisions stratégiques et à contribuer à la recherche de solutions aux contraintes qui freinent le développement des zones aménagées. Cette ambition s’inscrit dans la volonté du Cameroun de consolider son positionnement économique dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour tirer pleinement parti des opportunités de ce marché, le pays doit notamment renforcer ses capacités de production, améliorer la compétitivité de ses entreprises et développer ses infrastructures industrielles.
Dès lors, la responsabilité d’Ela Foe Guy sera de contribuer, au sein du Conseil d’administration, à la traduction des orientations gouvernementales en décisions stratégiques pertinentes et en résultats mesurables. La qualité de la gouvernance, l’efficacité du suivi des décisions et la capacité à soutenir le développement des zones industrielles seront déterminantes pour atteindre cet objectif. Au final, le défi du nouveau PCA est clair: faire de la MAGZI un instrument plus performant au service de l’investissement, de la production et de la transformation structurelle de l’économie camerounaise. Sa jeunesse pourrait favoriser l’émergence d’approches nouvelles, mais c’est surtout sa capacité à fédérer les compétences, à respecter les orientations de la tutelle et à inscrire son action dans une logique de résultats qui sera attendue. Un mandat placé sous le signe de l’efficacité, dont la réussite se mesurera à la capacité des zones industrielles à attirer davantage d’investisseurs et à contribuer durablement à l’industrialisation du Cameroun.
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