Le 28 octobre 2026, la COFECCC organise à Atok un tribunal féministe pour la justice climatique. Cette initiative entend donner la parole aux femmes rurales, autochtones et riveraines des agro-industries, des barrages et des sites d’exploitation forestière et minière, afin de dénoncer les atteintes à leurs droits et à leur environnement.
Par Gervais Fredy M

Face aux conséquences des changements climatiques, à la déforestation, à l’accaparement des terres et à la baisse des récoltes et des revenus, les femmes sont souvent en première ligne. C’est pour porter leurs voix et mettre en lumière les injustices qu’elles subissent que la COFECCC organise ce tribunal féministe pour la justice climatique. Cette tribune se veut un espace d’expression libre, où les participantes pourront témoigner des violations de leurs droits humains et des atteintes à leur environnement, tout en désignant les responsables présumés. Les témoignages recueillis serviront de base à la rédaction d’un manifeste destiné à dénoncer les abus et à interpeller les acteurs concernés aux niveaux local, national et international.
Au-delà de la dénonciation, l’initiative ambitionne d’obtenir des réparations et de faire entendre les revendications des femmes auprès des décideurs. Le manifeste sera notamment remis aux décideurs et aux personnes mises en cause lors du HUB CUP31, avant d’être déposé auprès de la Commission des Nations unies pour les droits de l’homme à Genève
Par cette démarche, les organisateurs veulent faire de la parole des femmes un véritable levier de plaidoyer pour la justice climatique, la protection de l’environnement et le respect des droits humains. Témoigner, c’est résister. Les femmes sont ainsi invitées à se mobiliser massivement le 28 octobre à Atok pour faire entendre leurs voix, dénoncer les injustices et contribuer à la recherche de solutions durables.
La Rédaction: (+237) 676 26 12 02
