À Mfou, dans le département de la Mefou-et-Afamba, la descente de l’association Lune d’Afrique auprès des Femmes et Sympathisants Mvog Zang a marqué les esprits. À travers des échanges constructifs, des conseils pratiques et un appel à la responsabilisation, cette initiative a redonné confiance à de nombreuses femmes venues renforcer leurs capacités et réfléchir ensemble aux voies de leur autonomisation.
Par Gervais Fredy M

L’association Lune d’Afrique a une nouvelle fois démontré son engagement en faveur du développement local et de l’autonomisation féminine à travers une importante rencontre organisée à Mfou. Cette descente auprès de l’association Femmes et Sympathisants Mvog Zang a constitué un véritable cadre d’écoute, de partage et de motivation pour les nombreuses participantes mobilisées pour l’occasion. Dans une ambiance conviviale et enrichissante, les femmes ont échangé autour des défis auxquels elles font face au quotidien, mais surtout des solutions concrètes pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs familles. Cette initiative a permis de mettre en lumière les capacités, le potentiel et le rôle essentiel des femmes rurales dans le développement économique et social de leurs communautés.
Sous la conduite de sa présidente Mireille Manga, Lune d’Afrique a porté un message fort: l’autonomisation de la femme ne se limite pas aux diplômes ou à la maîtrise des technologies numériques. Elle passe également par les valeurs familiales, le sens des responsabilités et la capacité à être un modèle dans son foyer et dans la société. » Il faut d’abord réussir son rôle de mère et d’épouse quand on va conquérir le monde afin d’être un exemple », a rappelé la présidente, invitant les femmes à conjuguer ambition personnelle et équilibre familial.
Cette rencontre a eu un impact positif sur les participantes, qui ont salué la qualité des échanges et les enseignements reçus. Plusieurs thématiques essentielles ont été abordées, notamment l’éducation, la santé, la protection de l’enfant, l’agriculture et l’utilisation des plateformes numériques comme outils de développement et d’ouverture sur le monde. L’un des points forts de cette descente a été la valorisation de la femme rurale, considérée comme une véritable actrice du développement. Les intervenantes ont insisté sur le fait que la femme détient déjà les bases de la production et de l’autonomie, notamment à travers la terre, la semence et son savoir-faire.
Pour Diane Atangana, membre de Lune d’Afrique, les résultats enregistrés sont encourageants. « Nous avons atteint nos objectifs. Lune d’Afrique travaille pour les populations rurales et locales », a-t-elle déclaré avec satisfaction.

Les échanges ont également permis de réveiller les consciences et de renforcer la détermination des participantes. La consultante Marie Noël Amougui a exhorté les femmes à croire davantage en leurs capacités. « La femme ne doit plus attendre que l’homme fasse tout. Elle doit savoir qu’elle aussi a des capacités pour appuyer l’homme », a-t-elle souligné.
Un message qui a trouvé un écho favorable auprès des participantes. Pour Françoise Abe, cette rencontre constitue une source de motivation supplémentaire vers l’autonomie. Joséphine Essama Mbarga, quant à elle, s’est dite profondément touchée par cette initiative et promet désormais un engagement plus actif afin d’encourager d’autres femmes à rejoindre le mouvement. Même détermination chez Laurice Paulette Ossélé, qui affirme avoir compris l’importance de contribuer personnellement à son épanouissement et à celui de sa communauté.
À travers cette descente à Mfou, Lune d’Afrique confirme ainsi sa volonté de rapprocher les actions de terrain des réalités vécues par les femmes rurales. L’association entend poursuivre son déploiement dans d’autres localités avec des réflexions axées sur le commerce, la santé, l’agriculture et le numérique, autant de secteurs porteurs pour un développement inclusif et durable.
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