Les branchements clandestins découverts dans plusieurs quartiers de Yaoundé ne représentent pas seulement une perte financière pour la Camwater. Ils perturbent le fonctionnement du réseau de distribution, fragilisent les infrastructures et accentuent les difficultés vécues quotidiennement par les abonnés réguliers.
Celine Claire NA

À Yaoundé, la fraude sur le réseau d’eau potable prend une ampleur inquiétante et ses conséquences dépassent largement le simple manque à gagner financier pour la Camwater. Les branchements clandestins découverts dans plusieurs quartiers perturbent directement le fonctionnement du réseau hydraulique et pénalisent les usagers respectueux des règles. En alimentant illégalement des dizaines de foyers sans contrôle ni comptage, ces installations provoquent des déséquilibres dans la distribution de l’eau. Résultat : baisse de pression dans les robinets, interruptions fréquentes du service et difficultés d’approvisionnement pour les abonnés réguliers, particulièrement aux heures de forte consommation.
Cette situation fragilise également les équipements techniques du réseau, augmente les risques de fuites et complique les opérations de maintenance. Les équipes de la Camwater se retrouvent contraintes d’intervenir davantage pour réparer des infrastructures détériorées par des raccordements anarchiques.

Au-delà de l’aspect technique, la fraude impacte fortement la satisfaction des consommateurs. Les citoyens qui paient normalement leurs factures supportent les conséquences d’actes illégaux qui dégradent la qualité du service public. Retards d’approvisionnement, coupures intempestives et instabilité de la distribution nourrissent ainsi frustrations et mécontentements au sein des populations. Face à cette menace, la lutte contre les branchements clandestins apparaît désormais comme une nécessité pour préserver la qualité du service, garantir une distribution équitable de l’eau potable et restaurer la confiance des abonnés.
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