Ouverte ce 2 juin au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé (PAPOSY), la deuxième édition du Salon Interprofession de l’Aquaculture du Cameroun (SIAC) se présente comme un vaste marché de découverte, d’apprentissage et d’opportunités d’affaires. L’événement s’inscrit dans la stratégie du Cameroun visant à réduire les importations de poisson et à structurer durablement la filière aquacole nationale.
Par Céline Claire N.A

La deuxième édition du Salon Interprofession de l’Aquaculture et de la Pêche (SIAC) se tient à Yaoundé, au Palais Polyvalent des Sports (PAPOSY), dans un contexte marqué par la volonté du gouvernement camerounais de réduire significativement les importations de poisson et de renforcer la production locale. L’événement a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministères des Transports (MINT), de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), de la Jeunesse et de l’Éducation civique (MINJEC), ainsi que le ministre délégué à la Justice. À leurs côtés, plusieurs directeurs généraux d’administrations et d’entreprises publiques ont également pris part aux travaux, témoignant de l’importance stratégique accordée au développement du secteur aquacole.
Placée sous le signe de la consolidation, de la coopération et des investissements, cette édition du SIAC rassemble des acteurs nationaux et internationaux de toute la chaîne de valeur, de la production en étang jusqu’à la commercialisation. Le Maroc, pays partenaire et invité d’honneur, participe activement aux échanges, renforçant ainsi la coopération Sud-Sud dans le domaine de l’aquaculture. Le salon s’impose comme un véritable marché de découverte et d’apprentissage, offrant un cadre propice à la formation, aux échanges d’expériences et à la conclusion d’accords d’affaires. Des ateliers thématiques, des rencontres B to B ainsi que des sessions de networking sont organisés afin de favoriser les partenariats entre investisseurs, opérateurs et institutions.

Dans ce cadre, la présidente de l’interprofession, Madame Etoundi, a lancé un plaidoyer en faveur d’un soutien accru au secteur aquacole. Elle a souligné que, après les efforts ayant permis de réduire les importations de viande de poulet et de porc, « l’aquaculture reste encore l’enfant négligé» des politiques de développement, appelant ainsi à une attention renforcée des pouvoirs publics. Sur le plan institutionnel, le Directeur général de la BC-PME a présenté les mécanismes mis en place pour accompagner les acteurs de la filière, notamment en matière de financement et de structuration des projets. De son côté, le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, le Dr Taïga, a exposé les différentes options offertes par le gouvernement pour accélérer le financement, renforcer la production et consolider durablement la chaîne de valeur aquacole.

À travers le SIAC 2026, le gouvernement met en avant une dynamique de partenariat public-privé visant à moderniser la filière et à attirer davantage d’investissements. Le Cameroun, fort de son important potentiel halieutique, ambitionne de se positionner comme un acteur majeur de la production aquacole en Afrique centrale avec pour objectif inchangé: réduire la dépendance aux importations de poisson, accroître la production locale et faire de l’aquaculture un véritable levier de croissance économique et de création d’emplois.
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