À l’occasion de la 64ᵉ Journée de la Femme africaine, célébrée ce 31 juillet à Yaoundé, le gouvernement camerounais réaffirme son engagement en faveur de l’autonomisation économique des femmes, de la protection des enfants et du renforcement de l’entrepreneuriat féminin. Cette édition, placée sous le signe de la paix, de l’assainissement et de la solidarité africaine, met en lumière le rôle déterminant des femmes dans le développement du continent.
Par Gervais Fredy M.

L’esplanade arrière du Conseil régional du Centre accueille, ce 31 juillet, les festivités marquant la 64ᵉ Journée de la Femme africaine. Organisée sous le thème « Action des femmes pour un assainissement sur des communes en paix et de meilleures conditions de vie », cette célébration rassemble plusieurs délégations venues de la sous-région CEMAC notamment le Tchad, la Guinée équatoriale, le Congo et du Gabon. La capitale camerounaise, souvent présentée comme une ville de fraternité bâtie sur sept collines, devient ainsi le point de convergence d’un message commun : promouvoir une Afrique fondée sur l’égalité, la justice, le respect et la solidarité.

Invitée de la CRTV à la veille de cette commémoration, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a rappelé la portée historique de la Journée de la Femme africaine. Contrairement à la Journée internationale des droits des femmes célébrée le 8 mars, cette date trouve son origine dans les luttes pour les indépendances africaines et rend hommage à l’engagement des femmes dans la construction des États et le développement du continent. Pour le membre du gouvernement, cette célébration constitue un moment privilégié pour valoriser la femme africaine, présentée comme un modèle de dignité, la lumière des foyers, courageuse et résiliente. « Les femmes sont la force des nations », a-t-elle souligné, en insistant sur leur contribution à la consolidation de la paix, à la cohésion sociale et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
La protection des enfants a également occupé une place importante dans les échanges. Face aux risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux, la ministre a mis en avant la campagne « Je protège l’enfant partout », une initiative destinée à renforcer la sécurité des enfants dans tous les espaces de vie et à sensibiliser les familles ainsi que les communautés à leur responsabilité collective. Au-delà de l’aspect commémoratif, cette 64ᵉ édition se veut résolument tournée vers l’action et la projection. Les différentes activités prévues visent à renforcer les capacités des femmes, notamment celles vivant en milieu rural, afin de favoriser leur autonomisation économique, d’encourager leur leadership et de consolider leur participation au développement local.

La question du financement des initiatives féminines et de l’insertion des jeunes figure également parmi les priorités. Revenant sur l’enveloppe de 50 milliards de FCFA annoncée en faveur des femmes et des jeunes, la ministre a précisé que ces ressources serviront à soutenir des projets générateurs de revenus. Elle a assuré que leur gestion fera l’objet d’un suivi rigoureux afin de garantir une utilisation transparente et efficace, au bénéfice des véritables porteurs de projets. À travers cette démarche, le gouvernement entend renforcer la lutte contre la précarité, promouvoir l’entrepreneuriat féminin, favoriser l’insertion économique des jeunes et intensifier les actions de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes. Au terme de cette célébration, un message fort se dégage : la femme africaine demeure un pilier du développement durable du continent. Forte de sa dignité, de sa détermination et de sa capacité d’innovation, elle continue de bâtir des communautés plus résilientes, plus inclusives et plus prospères, faisant de l’égalité, de la justice et du respect les fondements d’une Afrique tournée vers l’avenir.
La Rédaction: (+237) 676 26 12 02
