Il y’a lieu de saluer la sérénité du haut commis d’État Oswald BABOKE qui sait démanteler ces officines du mal. Dans cette affaire de trafic de l’or et faux décret devenue comme une manipulation, Jeune Afrique assure avoir eu accès au contenu du dossier en cours, mais s’exprime au conditionnel tout en utilisant des figures de style. Lorsque le journal évoque la présence du nom du Directeur adjoint du Cabinet civil sur le décret de nomination du vice-président, il affirme : « En lieu et place de Sitchom, le faux décret aurait en réalité mentionné Oswalde BABOKE », écrit Jeune Afrique. Heureusement, le Directeur Adjoint du Cabinet Civil à la Présidence de la République sait très bien comment fonctionne les officines du mal.
Par M.O

Cette dérive à son encontre depuis quelques semaines est entretenue par de faux lanceurs d’alertes et autre influenceurs achetés.On se souvient de sa déclaration dans une tribune publiée dans les colonnes de Cameroon Tribune. Le Directeur adjoint du Cabinet Civil, Oswald BABOKE dénonçait à l’époque sur certains faits une dérive dangereuse du jeu politique, où il s’agit de détruire l’adversaire. « La course au pouvoir ne se fait plus grâce au savoir-faire intrinsèque, mais par l’entremise du savoir-défaire », s’offusque-t-il. Dans une tribune dans le quotidien national Cameroon Tribune au sujet de ces méthodes, cette dérive est entretenue par de faux lanceurs d’alertes et autre influenceurs achetés. Pis, « des professionnels de la calomnie, érigés en maîtres-chanteurs, approchés par les commanditaires des articles infamants, qui reçoivent de l’argent, beaucoup d’argent, des montants exorbitants, défiants toute imagination (…) Les virements financiers indirects qui nourrissent les fameux « influenceurs » des réseaux sociaux, dont bon nombre vit en Europe et aux Etats-Unis, sont connus… » Le ministre constate qu’il « ne se passe pas une journée sans que des fausses informations alimentent les réseaux sociaux. (…) Le pays ne vit qu’au rythme des publications mensongères des rapaces et chasseurs de primes », disait t-t-il.Et d’ajouter: « Les nouvelles autoroutes de la communication sont transformées en laboratoires clandestins de fausses accusations, et usines de photomontages, délivrant de fausses-vraies pièces à conviction… Tout ça pour nuire.
Pour créer le doute et la zizanie, la dysharmonie et la méfiance. »Désinformation et l’outranceIl faut noter que cette dérive n’est pas l’exclusivité du Cameroun. Elle touche toutes les classes politiques, polluées par la désinformation et l’outrance. Pour exemple, Oswald Baboké cite le livre français « Les Flingueurs : Anthologie des cruautés politiques », de Patrice Duhamel et Jacques Santamaria. « Pour être entendus dans le brouhaha de l’information permanente, les responsables politiques doivent, à tout moment, se distinguer, trouver la phrase qui fait mouche, le mot qui tue, l’expression qui sera reprise et amplifiée. Et à ce jeu, c’est le plus cruel qui l’emporte… ».Bilan élogieuxLes actions d’Oswald BABOKE, Directeur Adjoint du Cabinet Civil à la Présidence de la République du Cameroun, se traduisent par une loyauté indéfectible et multifonctionnelle envers le chef de l’État. Ses initiatives se concentrent sur trois piliers : la communication institutionnelle, l’influence spirituelle et la défense du bilan présidentiel. Communication et Plume présidentielle Oswald BABOKE a bâti une grande partie de sa réputation en tant qu’architecte de la communication et du protocole présidentiels Jeune Afrique. Il s’est illustré comme le rédacteur de publications majeures visant à magnifier l’image de Paul Biya Investir au Cameroun, notamment à travers le coffret de livres « Les Septennats du Président » et « Paul Biya, les grandes réalisations ».
Soutien à la Première Dame et Action Sociale.
Fidèle parmi les fidèles de la première dame, Chantal Biya, il garde un œil sur les activités de la Fondation Chantal Biya Jeune Afrique. Il codirige également les cérémonies officielles impliquant l’épouse du Chef de l’État. Ses actions de soutien aux initiatives humanitaires sont souvent relayées lors des cérémonies officielles Monsieur Oswald BABOKE remettant le prix à son Illustre Bénéficiaire.Ferveur Spirituelle Pasteur de la Chapelle de la gloire du Christ à Yaoundé, il utilise la sphère religieuse pour prêcher et consolider la légitimité et la longévité du pouvoir en place Jeune Afrique. Cette facette de son engagement est souvent perçue comme un moyen d’apporter une caution divine et morale aux actions de l’exécutif.
Dévouement Politique et Stratégique.
Durant les échéances électorales, comme la campagne de 2025, il a agi comme l’un des stratèges et porte-parole officieux du président, s’assurant que la ligne politique du parti au pouvoir soit strictement respectée et vulgarisée auprès du public Jeune Afrique. Sa proximité stratégique a souvent suscité des tensions politiques Des proches d’Oswalde BABOKE parlent d’une loyauté à Paul Biya …, mais elle est invariablement canalisée vers la préservation des intérêts du Palais d’Etoudi.
Un visionnaire
Un texte publié en 2021 refait surface et intrigue jusque dans les rédactions. Oswald BABOKE, aujourd’hui Directeur adjoint du Cabinet Civil, y décrivait déjà les mécanismes exacts de la campagne qui le vise aujourd’hui. Coïncidence troublante ou lecture a posteriori un peu trop parfaite ?Un texte qui décrit un système avant l’heureDans cet article, Baboke parle de « pseudos lanceurs d’alertes payés pour salir les adversaires ». Il évoque des millions d’euros et de francs CFA détournés de leur vocation, qui auraient pu financer des écoles, des routes, des hôpitaux, mais qui finissent plutôt dans les poches de ces réseaux.Le mécanisme qu’il décrit est précis. Un lanceur d’alerte reçoit des documents via une fausse boîte mail. Des virements transitent par plusieurs comptes intermédiaires. Puis, le même homme approche la personne visée pour négocier ce qu’il appelle un « retour à l’expéditeur, toutes taxes comprises ». Le cynisme du procédé, décrit noir sur blanc il y a environ cinq ans, colle étrangement à ce que vit Baboke depuis deux semaines. Le truc, c’est que ce texte circulait bien avant que son nom ne soit associé à la vice-présidence. Il ne parlait pas de lui-même à l’époque. Il théorisait un système qu’il observait déjà à l’œuvre au Cameroun, contre d’autres personnalités.
Un texte, deux lectures possibles.
Difficile de ne pas y voir une forme de prémonition. Mais il faut aussi rester prudent : décrire un système généralisé de diffamation organisée en 2021, ce n’est pas prédire qu’on en sera soi-même victime cinq ans plus tard.Ça pose question, quand même, sur la manière dont certains réseaux fonctionnent au Cameroun depuis des années. Le texte de Baboke ne nomme personne. Il généralise, décrit une mécanique, une « engrenage des cartels mafieux » selon ses propres mots. Ce qui frappe surtout, c’est la précision du vocabulaire employé à l’époque, presque calqué sur les accusations qu’on lui adresse aujourd’hui. On ne sait pas s’il visait un cas précis en 2021 ou s’il décrivait un système qu’il redoutait de subir un jour.
La Rédaction : (+237) 676 26 12 02
