Invitée par le Cameroun à prendre part à la 64e Journée de la Femme africaine, la République Centrafricaine a exprimé sa satisfaction à l’issue d’une semaine d’activités consacrées à la promotion de la femme, à la paix et au développement durable. Sa délégation a salué l’organisation de l’événement et les politiques camerounaises en faveur de la valorisation des femmes et de la préservation des valeurs africaines.
Par Gervais Fredy M.

La République Centrafricaine a marqué de son empreinte la 64e édition de la Journée de la Femme africaine, organisée au Cameroun sous le thèmez: « Action des femmes pour un assainissement sûr, des communautés en paix et de meilleures conditions de vie ». Au terme d’une semaine riche en échanges, en formations et en manifestations culturelles, la délégation centrafricaine s’est dite pleinement satisfaite de l’accueil qui lui a été réservé et de la qualité de l’organisation mise en place par les autorités camerounaises.
Conduite par Bienvenue Clarisse Yackota, directrice de cabinet de la ministre de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, la délégation était composée de femmes entrepreneures, de représentantes des secteurs public et privé ainsi que d’organisations de la société civile. Elle comprenait spécifiquement Lucie Mbassinga, vice-présidente de l’AFJC, et Nina Laure Patricia Hinga-Ngoune, magistrate et présidente de l’AFEDD.
« Nous sommes venues à l’invitation du ministère camerounais de la Promotion de la Femme et de la Famille pour célébrer la Femme africaine. Notre délégation rassemble des femmes engagées dans plusieurs secteurs d’activité, toutes déterminées à partager leurs expériences et à renforcer la coopération entre nos deux pays », a déclaré la cheffe de délégation.

Au fil des activités foire-exposition, sessions de renforcement des capacités, rencontres professionnelles, activités sportives, excursions et défilé culturel, la délégation centrafricaine a découvert une organisation qu’elle qualifie d’exemplaire. Pour ses membres, cette célébration a permis de mettre en lumière les nombreuses initiatives portées par les femmes africaines au service de leurs communautés. Le thème retenu cette année a particulièrement retenu l’attention de la délégation, tant il met en évidence le rôle stratégique des femmes dans la promotion de l’assainissement, de la paix et du développement.
« En Afrique, si la femme ne se lève pas, rien ne pourra aller au-delà du possible. La femme est le socle de la société. Elle est un acteur essentiel de la paix, de la salubrité, de l’éducation et de la sécurité de nos États », a affirmé Bienvenue Clarisse Yackota. La responsable de la délégation a également insisté sur la nécessité pour les sociétés africaines de préserver leurs repères culturels face aux mutations contemporaines. « L’Afrique possède ses propres valeurs. Tout ce qui vient d’ailleurs n’est pas forcément adapté à nos réalités. J’invite notre jeunesse, en particulier nos filles, à renouer avec nos traditions et les valeurs qui fondent nos sociétés », a-t-elle déclaré.
L’un des temps forts ayant marqué la délégation a été l’implication des femmes aînées dans la transmission des valeurs aux jeunes générations. Une initiative portée par les autorités camerounaises que la cheffe de délégation a vivement saluée. « Je félicite le Cameroun pour cette politique qui associe les mamans gardiennes de nos valeurs à l’encadrement de la jeunesse. C’est un modèle inspirant qui gagnerait à être reproduit dans d’autres pays africains », a-t-elle souligné.

Au-delà des festivités, la délégation centrafricaine estime que cette 64e Journée de la Femme africaine constitue un cadre privilégié de partage d’expériences et de renforcement de la coopération entre les femmes du continent. Elle y voit également un appel à une mobilisation accrue en faveur de l’autonomisation économique des femmes, de leur accès aux responsabilités et de leur contribution à la consolidation de la paix. Placée sous le haut patronage du ministère camerounais de la Promotion de la Femme et de la Famille, cette célébration a réuni des délégations de plusieurs pays africains autour d’une ambition commune: faire des femmes des actrices majeures du développement durable et de la cohésion sociale. Instituée en 1962 à l’issue du Congrès de Dakar, la Journée de la Femme africaine est célébrée chaque 31 juillet. Elle demeure un symbole de l’engagement des femmes africaines en faveur de la paix, de la justice sociale et du développement du Continent.
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