Réunis du 4 au 6 mai à Yaoundé, des universitaires, experts et partenaires institutionnels africains ont lancé une initiative majeure: la création d’un réseau continental dédié à la promotion et à la protection des droits de l’enfant. Soutenue par l’UNICEF, cette rencontre marque une avancée stratégique pour intégrer durablement ces droits dans les systèmes éducatifs africains et renforcer leur mise en œuvre.
Par Gervais Fredy M

Du 4 au 6 mai à Yaoundé, des universités africaines, des experts et des partenaires institutionnels se sont réunis dans le cadre de la première rencontre visant à créer un réseau africain des centres de droits de l’enfant et des universités engagées dans ce domaine. Cette initiative continentale, soutenue par l’UNICEF, ambitionne de renforcer la coopération académique et institutionnelle autour de la promotion et de la protection des droits de l’enfant. L’objectif principal de cette rencontre est d’assurer une intégration durable des droits de l’enfant dans l’enseignement supérieur en Afrique. Les participants entendent ainsi adopter une approche africaine, contextualisée et interdisciplinaire, adaptée aux réalités du continent. Cette réunion s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors d’une conférence internationale tenue en 2025, portant sur le rôle du monde académique dans la promotion et la protection des droits de l’enfant. Elle marque une étape importante avec la volonté affirmée de structurer un réseau solide et opérationnel.

Prenant la parole, Nadine Perrault, représentante de l’UNICEF, a salué la mobilisation des acteurs: « Je remercie tous ceux qui ont répondu à notre appel. Nous avons avec nous une experte du Comité des experts de la Charte africaine, ainsi que les recteurs des universités d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Je salue également l’accompagnement du Ministre d’État en charge de l’Enseignement supérieur pour cette initiative lancée en 2024. Après une première conférence en 2025, les participants présents aujourd’hui constituent désormais un réseau. Je félicite le Cameroun pour son engagement, notamment pour la mise en place des centres des droits de l’enfant dans les universités et pour avoir accepté de porter cette initiative. » Les participants ont unanimement salué cette dynamique. L’un d’eux a souligné l’importance de cette initiative pour la vulgarisation et la mise en œuvre de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant: « Nous sommes fiers d’accompagner une telle initiative. Elle contribuera à mieux faire connaître la Charte africaine et à renforcer son application. Cette charte est unique au monde, notamment par l’accent qu’elle met sur les responsabilités de l’enfant envers sa famille, sa société et sa communauté. Les universitaires ont un rôle clé à jouer, à travers leurs recherches, pour promouvoir ces valeurs. » Représentant le Ministre d’État, le Professeur Tonye Alphonse a également exprimé le soutien des autorités camerounaises:

« Il est question de créer un maillage plus large à l’échelle du continent. C’est une innovation majeure dans ce domaine. Cette initiative, portée par l’Afrique, mérite d’être encouragée. L’exemple du Cameroun servira de modèle pour mutualiser et partager les expériences à travers le continent. » Un impact social et éducatif structurant pour l’Afrique. Au-delà des échanges institutionnels, cette rencontre ouvre des perspectives concrètes pour les sociétés africaines. Sur le plan éducatif, elle favorisera l’intégration des droits de l’enfant dans les programmes universitaires, la formation de professionnels mieux outillés (enseignants, juristes, travailleurs sociaux) et le développement de recherches adaptées aux réalités africaines.
Sur le plan social, la création de ce réseau contribuera à renforcer la sensibilisation des communautés, à améliorer la protection des enfants face aux violences, à promouvoir leur participation dans la société et à soutenir l’élaboration de politiques publiques plus inclusives. En facilitant la collaboration entre universités et institutions, cette initiative permettra également de diffuser les bonnes pratiques à l’échelle du continent, tout en consolidant une approche africaine des droits de l’enfant, durable et ancrée dans les contextes locaux. Ce réseau illustre ainsi l’engagement collectif du monde académique africain et de ses partenaires à œuvrer pour un meilleur respect des droits de l’enfant, en s’appuyant sur des solutions africaines, durables et inclusives.
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