Réunis à Yaoundé du 4 au 6, des représentants d’universités africaines ont posé les bases d’un réseau dédié aux droits de l’enfant. À l’issue de cette première rencontre, le Pr Ibrahim N’Diaye a été élu président pour un mandat de trois ans, avec pour priorité la structuration et l’élargissement de l’initiative.
Par Gervais Fredy M.

La capitale camerounaise a servi de cadre, du 4 au 6, à la première rencontre de création du réseau africain des centres de droits de l’enfant. Cet événement fondateur a rassemblé des acteurs académiques venus de plusieurs pays du continent, avec pour ambition de fédérer les initiatives universitaires autour de la promotion et de la protection des droits de l’enfant. À l’issue des travaux, le Pr Ibrahim N’Diaye a été élu président du réseau pour un mandat de trois ans. Une responsabilité qu’il accueille avec humilité : « Je suis honoré de la confiance portée en ma modeste personne, mais il ne s’agit pas de mes capacités à moi, plutôt du reflet de plusieurs années de réflexion commune », a-t-il déclaré.
Le nouveau président entend inscrire son action dans une dynamique de structuration. Parmi les priorités évoquées figurent la formalisation et la clarification des missions du réseau, la mise en place de textes fondamentaux ainsi que l’élaboration de procédures claires en matière d’actions et de gestion budgétaire. « Ce qui nous attend, c’est de formaliser davantage et de clarifier les missions de l’institution », a-t-il précisé, insistant sur la nécessité d’un fonctionnement interne efficace pour garantir des résultats durables et concrets. Un plan stratégique triennal est également envisagé, bien que son aboutissement reste conditionné aux réalités du terrain. « L’idée de base est de faire un plan sur trois ans, selon le mandat. Ce n’est pas garanti », a reconnu le Pr N’Diaye. Au-delà de la structuration, l’un des enjeux majeurs demeure l’élargissement du réseau. Il s’agit notamment d’associer toutes les régions africaines et de mobiliser davantage d’universités.

À ce jour, plus de 40 institutions issues de huit pays ont déjà rejoint l’initiative. Le Cameroun compte à lui seul une vingtaine d’universités impliquées, aux côtés d’établissements d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale et d’Algérie, dans un partenariat mêlant universités publiques et privées. Présente lors de la rencontre, Nadine Perrault, représentante de l’UNICEF, a salué cette dynamique et encouragé son extension: l’enjeu désormais est de consolider le réseau tout en l’ouvrant à d’autres pays encore absents. Cette première rencontre marque ainsi une étape décisive dans la mise en place d’un cadre de collaboration panafricain, appelé à jouer un rôle clé dans la recherche, la formation et le plaidoyer en faveur des droits de l’enfant sur le continent.
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