De fortes pluies attendues dans plusieurs bassins fluviaux du Cameroun pourraient provoquer des crues locales, des inondations et des glissements de terrain. Les autorités alertent sur les conséquences possibles pour les populations, les infrastructures routières et les activités économiques.
Par GFM

Le Cameroun entre dans une période de forte vigilance hydrologique. Entre le 11 et le 20 mai 2026, des risques élevés de crues locales sont annoncés dans les bassins du Niger, de la Sanaga ainsi que dans plusieurs fleuves côtiers, selon les prévisions hydrométéorologiques. Les villes de Mundemba, Mamfé, Kribi, Limbé, Douala et Yaoundé figurent parmi les localités les plus exposées aux montées des eaux. Les fortes précipitations attendues pourraient entraîner des débordements de cours d’eau, des inondations urbaines et des accumulations importantes d’eau dans les quartiers situés en zones basses ou mal drainées.
Au-delà des dégâts matériels immédiats, ces phénomènes représentent une menace sérieuse pour les populations. Des habitations pourraient être submergées ou fragilisées par l’humidité et l’érosion des sols, obligeant certaines familles à se déplacer temporairement. Dans les secteurs les plus vulnérables, les eaux stagnantes augmentent également les risques sanitaires, notamment la prolifération des maladies hydriques et vectorielles telles que le choléra, les diarrhées ou le paludisme. Les infrastructures routières pourraient subir d’importants dommages. Des chaussées fragilisées, des routes coupées par les eaux ou rendues impraticables par la boue risquent de perturber la circulation des personnes et des marchandises. Les ponts, ouvrages de drainage et réseaux d’assainissement pourraient également être soumis à une forte pression hydraulique, notamment dans les grands centres urbains comme Douala et Yaoundé, régulièrement confrontés à des inondations pendant les épisodes de fortes pluies. Dans les zones montagneuses ou à fortes pentes, notamment autour de Limbé et dans certaines localités du Sud-Ouest, les autorités redoutent aussi des glissements de terrain susceptibles d’endommager des habitations, des lignes électriques et des infrastructures publiques. Ces mouvements de terrain peuvent provoquer des coupures d’accès, isoler temporairement certaines communautés et exposer les riverains à des risques d’accidents graves. Les activités économiques pourraient également être affectées. Les perturbations de transport, les dégâts sur les commerces, les pertes agricoles et les interruptions d’activités dans certains marchés ou zones portuaires pourraient entraîner des conséquences financières importantes pour les ménages et les entreprises. Face à ces risques, les autorités appellent les populations à la prudence et au respect des consignes de sécurité. Il est notamment recommandé d’éviter les bas-fonds et les abords des drains, de nettoyer régulièrement les caniveaux afin de faciliter l’écoulement des eaux et de rester attentif aux alertes et bulletins hydrométéorologiques officiels. Les services de protection civile invitent enfin les habitants des zones à risque à signaler rapidement toute montée inhabituelle des eaux ou tout début de fissure de terrain, afin de permettre une intervention précoce des secours et de limiter les pertes humaines et matérielles.
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