La première décade de mai 2026 s’annonce marquée par des conditions météorologiques contrastées au Cameroun, entre vagues de chaleur dans le Nord et pluies abondantes dans plusieurs autres régions. Une situation qui met à rude épreuve l’élevage bovin et appelle à des mesures d’adaptation urgentes.
Ghislain ler David

La première décade du mois de mai 2026 s’annonce particulièrement contrastée sur l’ensemble du territoire camerounais. Dans les localités de Tcholliré et Garoua, ainsi que dans plusieurs zones de la région de l’Extrême-Nord, les températures maximales devraient osciller entre 38 et 40°C, installant un climat de forte chaleur propice au stress thermique. À l’inverse, les régions du Sud-Ouest, du Sud, du Littoral, du Centre, de l’Est et du Nord-Ouest devraient enregistrer des cumuls pluviométriques localement supérieurs à 70 mm, traduisant une intensification des précipitations. Ces conditions météorologiques auront des répercussions directes sur le secteur de l’élevage bovin.
Dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, certaines races, notamment le Gudali, le zébu Mbororo blanc (White Fulani) et le zébu Peuhl du Sahel, seront particulièrement exposées à un stress thermique allant de modéré à sévère. Cette situation pourrait entraîner une baisse significative des performances animales, notamment une perte de poids, les bovins privilégiant la recherche d’ombre au détriment du pâturage. Dans ce contexte, l’accès régulier à une eau fraîche et propre s’impose comme une mesure essentielle pour préserver leur état de santé.Par ailleurs, la pression accrue autour des points d’eau laisse présager des phénomènes de surpopulation, susceptibles de raviver les tensions entre éleveurs et agriculteurs. La multiplication et une meilleure répartition des points d’abreuvement apparaissent dès lors comme des solutions indispensables pour limiter ces risques.
Sur le plan alimentaire, la dégradation des pâturages, accentuée par la sécheresse dans certaines zones, expose les animaux à des carences nutritionnelles, en particulier en phosphore. Ces déficits peuvent engendrer une baisse de l’immunité, une vulnérabilité accrue aux parasites et, à terme, des cas de malnutrition. Pour y remédier, il est fortement recommandé de recourir à des compléments alimentaires adaptés, incluant des apports énergétiques (comme le maïs et les tourteaux) ainsi que des suppléments minéraux. Face à ces défis, l’anticipation et l’adaptation des pratiques d’élevage demeurent cruciales pour atténuer les impacts de ces conditions climatiques extrêmes sur la production animale.
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