Réunis le 13 mai 2026 à Dubaï, les organes de gouvernance de CSTAR Petroleum, CSTAR Refinery et CSTAR Tank Farm ont tenu leurs sessions statutaires dans un contexte marqué par des attentes fortes du secteur énergétique camerounais. À l’ordre du jour, l’évaluation de l’avancement des chantiers, l’examen des orientations financières et opérationnelles, et l’adoption de résolutions engageant les prochaines étapes du développement du site de Mboro, dans la zone industrielle de Kribi.
La présidente du Conseil d’administration de CSTAR, Nathalie Moudiki, a ouvert les travaux en rappelant les enjeux stratégiques du projet. Elle a mis en avant son caractère structurant pour l’économie nationale, soulignant qu’il constitue, dans le contexte énergétique mondial actuel, un levier de transformation du secteur pétrolier camerounais et un instrument de souveraineté énergétique. Une formulation qui ne doit rien au hasard, alors que plusieurs pays africains producteurs d’hydrocarbures peinent à maîtriser leur chaîne de valeur en aval.
CSTAR est une société de projets qui associe trois actionnaires majeurs : la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), opérateur public camerounais, la société pétrolière Tradex, et le Consortium Ariana Energy. Ce tour de table mêlant capitaux publics et privés, avec une dimension internationale assumée, illustre la complexité du montage financier et juridique que nécessite un tel projet.
Les administrateurs ont passé en revue les programmes de travail, les budgets, les contrats en cours et les mécanismes de financement associés aux différentes composantes du projet. Des avancées techniques ont été constatées, tant sur les sites de fabrication à l’étranger que sur le chantier camerounais. Ces informations, bien que peu détaillées dans la communication officielle, attestent d’une progression réelle des travaux.
Invité aux travaux en qualité d’observateur, Abakal Mahamat, Administrateur-Directeur Général de BGFIBank Cameroun, a réaffirmé l’engagement des grandes banques locales aux côtés du groupe BGFI pour le financement de l’infrastructure de raffinage. Cette présence bancaire est un signal fort : elle indique que le projet bénéficie d’un appui institutionnel et financier structuré, au-delà des seuls promoteurs initiaux.
En clôture, Nathalie Moudiki a appelé à maintenir la dynamique de collaboration entre partenaires, tout en insistant sur les valeurs de transparence et de performance. Le prochain rendez-vous des parties prenantes est fixé sur les sites de construction, signe que le projet entre dans une phase d’exécution active.
